Chirac : un procès unique en mars 2011

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Chirac : un procès unique en mars 2011
Jacques Chirac comparaîtra une fois pour les deux affaires de financements occultes du RPR. Ce sera en mars 2011.@ MAXPPP
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Les deux affaires de financement occulte du RPR, à Paris et Nanterre, ont été jointes jeudi.

Deux affaires, un procès. Jacques Chirac ne comparaîtra qu’une fois, en mars 2011, devant le tribunal correctionnel de Paris, pour des les affaires de financement présumé illicite du RPR à Paris et Nanterre. La Cour de cassation a en effet accepté mercredi soir la jonction des deux dossiers concernant l’ancien président de la République.

C'est l'avocat de Jacques Chirac, Me Jean Veil, qui avait demandé en novembre au parquet de Nanterre de dépayser le dossier des Hauts-de-Seine, afin qu'il puisse être jugé à Paris du 7 mars au 8 avril, simultanément au dossier strictement parisien. Le parquet ayant accepté cette requête, l'avocat général s'est rangé sans surprise à cet avis mercredi, devant la chambre criminelle de la Cour de cassation. Et il a demandé à la Cour de joindre les deux dossiers.

Simple justiciable

"Il me paraît d'une bonne administration de la justice que l'affaire de Nanterre soit dépaysée à Paris", avait argumenté mercredi le représentant du ministère public, après avoir rappelé que les deux procédures traitaient "de faits similaires", commis à la même période. Dans un arrêt rendu mercredi soir, la Cour a suivi cette position et "désigné le tribunal correctionnel de Paris" pour juger les deux affaires.

Redevenu simple justiciable depuis qu'il a quitté l'Elysée en mai 2007, Jacques Chirac, 78 ans, a été renvoyé une première fois en correctionnelle fin 2009 par la juge parisienne Xavière Simeoni pour "détournement de fonds publics" et "abus de confiance" dans le dossier parisien. Cette affaire, qui implique neuf autres prévenus, porte sur 21 emplois présumés de complaisance, rétribués sur fonds publics entre octobre 1992 et mai 1995, alors que Jacques Chirac était maire de Paris.

Plus de partie civile

Le 8 novembre, c'est le juge de Nanterre Jacques Gazeaux qui, à son tour, a renvoyé l'ancien président en correctionnelle, cette fois pour "prise illégale d'intérêts". Ce dossier concerne sept emplois présumés fictifs à la mairie de Paris, confiés à des permanents du RPR d'octobre 1990 à novembre 1994. Plusieurs condamnations avaient été prononcées en 2004 dans cette affaire, notamment à l'encontre de l'ancien Premier ministre Alain Juppé.

Seule partie civile dans le dossier, la mairie de Paris s'est récemment désistée de son action en justice, après un accord à l'amiable avec l'UMP. Le parti présidentiel s'est engagé à rembourser le préjudice causé à la municipalité. Sur 2,2 millions d'euros, l'UMP en paiera les trois quarts, tandis que Jacques Chirac s'acquittera du reste.