Chez les Républicains, Laurent Wauquiez face à un début de fronde

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Chez les Républicains, Laurent Wauquiez face à un début de fronde
Le président des Républicains avait envisagé pendant sa campagne de mettre en place un contre-gouvernement.@ Denis Charlet / AFP
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De jeunes élus reprochent au président des Républicains son attentisme, à rebours des promesses faites pendant sa campagne pour la direction du parti.

La fin du mois du mois de mai s'annonce compliquée pour Laurent Wauquiez. Après avoir vu, mardi, les comptes 2016 de sa région rejetés par le tribunal administratif, voilà que des jeunes députés de son parti grincent des dents. Quatre d’entre eux ont obtenu mardi un rendez-vous avec lui, au siège des Républicains, pour lui demander un électrochoc, six mois après son élection.

L'immobilisme du parti. Ils fustigent un parti au ralenti, où rien ne bouge ni ne change. Voilà, en substance, ce que ces élus reprochent au président des Républicains. Et pour preuve, ces photographies qui ornent la salle d’attente de la rue de Vaugirard, avec les visages des mêmes cadors : Brice Hortefeux, Rachida Dati ou Nadine Morano. Laurent Wauquiez les a accueillis dans une ambiance glaciale, avant de les recadrer. Il déteste les coups de pression par médias interposés, et leur fait très vite comprendre qu’il n’ira pas au bras de fer avec le trio en photo. Autrement dit, chacun gardera sa place pour les européennes l’année prochaine.

"On ne produit rien". Les jeunes loups n'ont pas manqué de lui rappeler l’une de ses promesses de campagne. À savoir, la mise en place d'un "shadow cabinet" pour que chacun s’approprie les thématiques du gouvernement. Six mois après, rien n'a encore vu le jour. "Le fonctionnement reste très vertical", se plaint l’un d’eux. "On ne fait que subir l’agenda imposé par Macron. On ne produit rien. Un jour, on soutient sa réforme de la SNCF, le lendemain, on fustige sa politique d’immigration. Il faut qu’on trouve notre propre voix", enjoint-il. Mais ces doléances sonnent aussi comme un avertissement, à l’heure où Laurent Wauquiez aurait bien besoin d’un soutien des parlementaires.