Cheminade arrose ses adversaires

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Cheminade arrose ses adversaires
@ EUROPE 1
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La "bêtise" de Mélenchon, la "tricherie" de Le Pen : Cheminade attaque les autres candidats.

Sarkozy, chantre de "la purge sociale" ; Mélenchon, "d'une bêtise absolue". Jacques Cheminade, candidat à la présidentielle, était l'invité, mardi matin d'Europe 1. Après avoir expliqué que ses mauvais scores dans les sondages - 0,5% des intentions de vote - étaient dus au traitement des médias à son égard, le candidat de Solidarité et progrès a dressé le portrait de ses adversaires dans la course à l'Elysée. Voici le rapide passage de revue de Cheminade :

• Mélenchon "d'une bêtise absolue" 

Le candidat du Front de gauche défend la "justice sociale et il a raison", approuve d'abord Jacques Cheminade, avant de se faire acide : "Mais, Jean-Luc Mélenchon n'a aucun sens de ce qu'est la science. Qu'ils s'en aillent tous, a-t-il dit. Il pense, par exemple, que la géothermie pourra remplacer le nucléaire. Ce qui est d'une bêtise absolue !"

• Le Pen, "la tricherie"

La candidate du Front national, "Marine Le Pen, c'est le dérapage et la tricherie" permanente, juge laconiquement Jacques Cheminade. 

Bayrou, "n'importe quoi"

Le centriste François Bayrou, "c'est la rigueur", concède le candidat de Solidarité et progrès. "En 2015 [sic], il est celui qui réclame le plus de rigueur. Il dit en même temps qu'il faut avoir de la croissance. Impossible. C'est n'importe quoi", insiste Jacques Cheminade.

• Sarkozy ou "la purge sociale"

Le président-sortant est synonyme "de purge sociale", pour Jacques Cheminade qui précise : "Nicolas Sarkozy s'adapte à la loi du plus fort, c'est-à-dire aux intérêts financiers en Europe, à Michel Pébereau en France - quelqu'un de très intéressant mais qui s'intéresse trop à la science-fiction", ajoute-t-il, en faisant allusion à l'influence présumée du président du conseil d'administration de la banque BNP.

• Hollande "ne voit pas venir"

"François Hollande, lui, ne voit pas trop le danger. Je le cite dans Paris Match quand on lui demande : 'du fait de vos engagements de campagne ne craignez-vous pas des sanctions brutales de la France' ? Il répond 'non'. Il se trompe complètement ! Il ne voit pas venir", assène Jacques Cheminade qui assure pourtant qu'il votera au second tour de la présidentielle soit pour le candidat socialiste, soit blanc. "Je ne peux pas imposer de conditions", ajoute-il, mais "je dirai, à titre personnel, pour qui je voterai".