Chaque semaine, deux journalistes sont tués dans le monde

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Le 3 mai est la Journée de la liberté de la presse. A cette occasion, l'organisation de défense des journalistes Presse Emblème Campagne (PEC) a dénoncé la mort de deux journalistes chaque semaine dans le monde. Et actuellement, treize journalistes sont retenus en otage.

"Depuis le 1er janvier, au moins 34 journalistes ont été tués dans l'exercice de leur fonction, soit deux par semaine", a précisé la Presse Emblème Campagne (PEC). Après l'Irak (17 morts), les pays les plus dangereux pour les journalistes sont l'Afghanistan, le Mexique, les Philippines et le Sri Lanka (2 tués chacun). Un journaliste a été tué depuis le début de l'année en Erythrée, Turquie, Haïti, Brésil, Ghana, Somalie, Russie, Pérou et Zimbabwe. "L'an dernier avait été l'année la plus sanglante depuis la Seconde guerre mondiale. Au rythme actuel, le nombre de victimes risque encore d'être plus élevé cette année", avertit la PEC. L'organisme a par ailleurs "renouvelé son appel à toutes les parties pour qu'elles fassent le maximum afin d'obtenir la libération immédiate d'Alan Johnston", correspondant de la BBC à Gaza enlevé depuis le 12 mars. L'organisation Reporters Sans Frontières a rappelé pour sa part que 13 journalistes sont actuellement retenus en otage et qu'au moins 223 prises d'otages de journalistes ont été recensées depuis 1999. Le journaliste italien Daniele Mastrogiacomo, otage en Afghanistan en mars dernier, était présent jeudi à Paris tandis qu'un membre français de l'ONG "Terre d'Enfance" se trouve toujours aux mains des talibans.