Ces politiques qui aiment le foot

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Ces politiques qui aiment le foot
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VERBATIM - Parmi d’autres, des politiques expliquent dans France Football leur amour du ballon rond.

Le football n’a pas franchement la cote en ce moment. Alors France Football, dans son édition de mardi, a donné la parole à 101 personnalités d’horizons divers pour qu’elles clament leur amour du ballon rond. Parmi elles figurent un certain nombre d’hommes et de femmes politiques. Citations.

• Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture. "Mon père jouait au foot, mais j’ai attrapé le virus tout seul, dans la cour du lycée. (…) J’étais milieu de terrain défensif. J’ai joué en DH à Sillé-le-Guillaume et au Mans FC. J’ai été champion de France universitaires en 1986."

Michel Platini, en 1981 (930x620)

© MAXPPP

 • Nadine Morano, ancienne ministre de l’apprentissage et de la Formation. "Mon frère et tous ses copains cherchaient à imiter Platini. Puis il y a eu Rocheteau et les Verts. On chantait leur chanson au lycée. (…) Aujourd’hui j’aime le foot pour voir mon fils y jouer. Et le nettoyage des maillots et des crampions qui va avec !"

Manuel Valls, ministre de l’Intérieur. "Le Barça, c’est mon club. C’est le cousin germain de mon père qui a écrit la musique de l’hymne du Barça. Son nom… Manuel Valls. (…) Mes premières sensations politiques ont un lien avec ce club, le clasico Real Madrid-Barcelone, c’était et ça reste une confrontation politique, culturelle. J’ai pas mal joué quand j’étais gamin, notamment au lycée Charlemagne. J’étais un avant-centre aux pieds carrés."

Jean-Vincent Placé, président du groupe Europe Ecologie-Les Verts au Sénat. "Le foot, ce sont les coups francs de Platini !"

Xavier Bertrand, ancien ministre de la Santé puis du Travail. "Le foot est le seul sport qui réunit souvenirs d’enfants et émotions d’adultes. Footeux dans l’âme depuis que je suis tout petit, j’éprouve le même plaisir à jouer avec mon fils de cinq ans et demi et à me souvenir des matchs des années 70, comme celui des Verts contre le Dynamo Kiev."

Roselyne Bachelot, ancienne ministre des Sports. "J’ai passé toute mon enfance au bord des terrains. Le divertissement du dimanche était d’aller en déplacement pour suivre les équipes. Et ma mère, qui se piquait de diététique, faisait la cuisine pour les joueurs. Quand on a été de ce lait très jeune, on ne peut qu’aimer le foot."

Jean-François Lamour, ancien champion olympique d’escrime, ancien ministre des Sports. "Un match reste gravé à tout jamais : la finale de la Coupe du monde 1998. J’étais dans la tribune présidentielle derrière le président Chirac et Michel Platini. (…) C’était une sorte d’aboutissement : un Mondial en France, et on était en train de le gagner, et de la plus belle des manières. C’est un événement unique, exceptionnel et irréel. (…) Tout s’entremêlait dans un plaisir immense."

Anne Hidalgo, première adjointe à la mairie de Paris. "Mon père était gardien de but à San Fernando, dans la province de Cadix. Il était un fervent soutien du Malaga et du Barça. Il n’avait pas de garçon. Moi et ma sœur Marie, on s’est pris de passion pour le foot, car lui-même était un passionné. Quand on est venus à Lyon – j’avais deux ans-, il nous emmenait tous les dimanches dans les populaires de Gerland. C’était notre sortie du dimanche. On allait voir l’OL de Fleury Di Nallo, c’est celui dont je me souviens le plus. On était derrière le but et on gesticulait ! On allait aussi à Saint-Etienne voir le derby pour soutenir l’OL. C’était de belles ambiances ! J’adorais ça !"

Paris et Lille se neutralisent

 • Martine Aubry, maire de Lille. "C’était le 21 mai 2011, au Parc des Princes, match PSG-Lille (2-2). Ce soit-là, au terme d’une rencontre intense, le Losc devenait champion de France et réalisait un fantastique doublé : le titre de champion et la Coupe de France, gagnée une semaine plus tôt, déjà face au PSG. Ce doublé, ce n’était arrivé qu’une seule fois, en 1946. Mon père, Jacques Delors, supporter du Losc depuis toujours, avait assisté au match ce soir-là. Il avait 21 ans. Il m’avait raconté cette soirée inoubliable, la fièvre qui s’emparait du stade, son émotion. 65 ans plus tard, je vivais le même événement, avec lui à mes côtés en tribune. Le suspense interminable a laissé place à un immense bonheur."