Cécile Duflot : "On ne peut pas considérer que dans 15 mois il ne se passe rien"

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La députée écologiste de Paris était l'invitée du Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Monde/I-Télé dimanche.

INTERVIEW

Invitée dimanche du Grand Rendez-Vous, Cécile Duflot est revenue sur la main qu'elle a tendue à François Hollande après les régionales. La députée écologiste de Paris affirme être depuis souvent en contact avec le président de la République et est prête à se rapprocher avec d'autres personnalités politiques, de droite notamment si "elles prennent un virage écologique" pour la présidentielle de 2017.

Un virage moderne et écologiste. "On ne peut pas considérer que dans 15 mois il ne se passe rien", affirme Cécile Duflot. "Ce que les écologistes défendent c'est un autre modèle vers la transition écologique, vers les libertés et vers la jeunesse. C'est à dire que nous devons inventer autre chose". Face à un rapprochement entre les politiques de gauche et ceux de droite, la coprésidente du groupe écologiste à l’Assemblée se dit "prête à travailler avec celles et ceux qui veulent prendre un virage moderne et écologiste". Tout en fustigeant la politique du gouvernement depuis 2012, Cécile Duflot propose son aide au président de la République : "Ce que je dis à François Hollande, c'est 'Maintenant que vous avez signé un accord à Paris qui dit que la priorité c’est le climat. Faisons le', c'est simple c'est ça", explique la députée. Cécile Duflot reste cependant prudente sur cet accord : "On verra s'il est historique, s'il est mis en oeuvre".

Eviter de reproduire l'échec des régionales. Interrogée sur la débâcle d'Europe Ecologie les Verts aux régionales, Cécile Duflot veut être "modeste" face à "des résultats pas très bons" : "Nous sommes tous en échec", a reconnu l'ancienne ministre. Un échec qui aurait commencé selon elle dés "la fabrication de la majorité en 2012" et le départ des ministres écologistes l'année suivante. "Déjà notre départ était un échec, quand on est pas capable de faire vivre une majorité ça s'impute aussi à nous", affirme-t-elle. Un échec que la députée ne veut pas "reproduire en restant sur son île pendant 15 mois" d'où sa volonté de travailler avec d'autres responsables politiques. Cécile Duflot insiste cependant sur son indépendance : "A l'image de l'écologie, je suis une femme libre".

>>Retrouvez l'intégralité de cet entretien en vidéo :


Le Grand Rendez-Vous avec Cécile Duflotpar Europe1fr