Cécile Duflot met en doute la sincérité des dissidents d'EELV

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Cécile Duflot met en doute la sincérité des dissidents d'EELV
@ LOIC VENANCE / AFP
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L'ancienne ministre écologiste du Logement Cécile Duflot met en doute la sincérité des dissidents d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), qui ont claqué ces dernières semaines la porte du parti sur fond de désaccordsidéologiques et stratégiques.

L'ancienne ministre écologiste du Logement Cécile Duflot met en doute la sincérité des dissidents d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), qui ont claqué ces dernières semaines la porte du parti sur fond de désaccords idéologiques et stratégiques.

"On verra où se situe leur sincérité". "Certains de nos anciens responsables choisissent de casser ce que nous avons construit ensemble et tentent de monnayer leur pouvoir de nuisance. Ils ont tort", dit-elle dans une interview accordée au Journal du Dimanche. "Moi, je défends l'écologie. On verra où se situe leur sincérité." Cinq députés écologistes, dont François de Rugy et Barbara Pompili, et deux sénateurs, dont Jean-Vincent Placé, ainsi que divers élus ou cadres du parti, ont annoncé depuis cet été qu'ils quittaient EELV. François de Rugy et Jean-Vincent Placé ont lancé officiellement samedi un nouveau mouvement, Écologistes! qui entend s'allier avec le PS dès le premier tour des élections régionales de décembre, contrairement à EELV.

Dans la perspective d'une alliance avec le PS au second tour. Cécile Duflot a fait le choix d'alliances avec l'extrême-gauche au premier tour, notamment dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, au risque de faciliter une percée du Front national. Mais elle assure se placer dans la perspective d'une alliance avec le PS au second tour. "Je ne me résous pas à ce naufrage annoncé: jetons nos forces dans la bataille au lieu de déjà chercher à nous jeter à la figure la responsabilité de la défaite. La gauche et les écologistes doivent mobiliser leurs électorats respectifs et se donner les moyens de se rassembler au second tour."

Emmanuel Macron responsable ? Elle n'en impute pas moins la responsabilité de la montée en puissance du FN à l'exécutif socialiste et en particulier au ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. "Le carburant le plus puissant de la poussée nationale-populiste, c'est le sentiment que les responsables politiques ne mettent pas en oeuvre leurs promesses, n'appliquent pas le programme sur lequel ils ont été élus", dit Cécile Duflot. "On s'est habitué à des débats ouverts par le ministre de l'Économie qui sont contraires à ce que sont les valeurs et l'histoire de la gauche", ajoute-t-elle. "Quand on est dans un pays où le chômage ne cesse d'augmenter, on ne peut laisser penser que la modernité, c'est d'adouber la vision libérale de nos adversaires."