Cazeneuve à Calais vendredi sur fond d'appels à démanteler la "Jungle"

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Cazeneuve à Calais vendredi sur fond d'appels à démanteler la "Jungle"
@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Lundi, une association de commerçants et des routiers prévoient une double opération escargot et le blocage de l'autoroute pour demander le démantèlement de la Jungle. 

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, se rendra à Calais vendredi pour rencontrer les élus, les forces de l'ordre ainsi que les commerçants qui réclament le démantèlement de la "Jungle", a-t-on appris jeudi auprès du ministère.

Une double opération escargot en prévision. Bernard Cazeneuve débutera sa visite dans l'après-midi par une rencontre avec les élus à la sous-préfecture, notamment la maire Les Républicains de Calais, Natacha Bouchart, et le député PS, Yann Capet, a-t-on précisé de même source. Il rencontrera ensuite les transporteurs, agriculteurs et commerçants "directement concernés par la problématique migratoire et qui ont annoncé une action lundi", a-t-on précisé de même source. Une association de commerçants de Calais et des routiers ont prévu une double opération escargot et le blocage de l'autoroute lundi prochain pour réclamer le démantèlement de la "Jungle", accusée de fragiliser l'économie de la région et de poser des problèmes de sécurité.

Huitième déplacement de Cazeneuve à Calais. "L'idée est de les écouter, de voir avec eux l'effet des mesures mises en place par le gouvernement et voir la suite", a-t-on précisé au ministère. Bernard Cazeneuve se rendra ensuite à la caserne de gendarmerie mobile de Calais où il rencontrera les effectifs de sécurité (policiers, gendarmes, douaniers, CRS, police aux frontières et sapeurs-pompiers notamment). Ce déplacement est le huitième de Bernard Cazeneuve à Calais depuis qu'il est ministre de l'Intérieur, rappelle-t-on au ministère, en assurant que "le gouvernement est très impliqué à Calais".

La préfecture du Pas-de-Calais dénombrait mi-août 6.900 migrants dans le campement de la Lande, un chiffre record en progression de 53% par rapport à la mi-juin. Des associations parlent quant à elles de plus de 9.000 migrants, et alertent sur les risques d'incidents graves dus à cette concentration.