Carole Delga (PS) élue présidente de région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

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Carole Delga (PS) élue présidente de région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Carole Delga (ici à son nouveau poste) fait partie des 3 femmes (sur 17) présidentes de régions avec Valérie Pécresse (LR) en Ile-de-France et Marie-Guite Dufay (PS) en Bourgogne-Franche-Comté.@ ERIC CABANIS / AFP
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SANS SURPRISE - Carole Delga a été élue présidente de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, lundi à Toulouse. 

La socialiste Carole Delga, victorieuse des régionales de décembre à la tête de la liste de gauche commune PS-PRG-EELV, a été comme prévu élue lundi à la tête de la nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

L'ancienne secrétaire d'Etat au Commerce et à l'Artisanat, a recueilli 89 voix, sur un total de 158 conseillers régionaux, lors de la session d'ouverture de la nouvelle assemblée, à Toulouse. 29 élus ont voté blancs ou nuls. La gauche unie réunit 93 sièges dans la nouvelle assemblée, devant 40 pour le FN, première force d'opposition, et 25 pour la droite. Carole Delga était candidate face à France Jamet (FN), qui a recueilli 40 voix.

La plus jeune présidente de région. Carole Delga, députée de Haute-Garonne est ainsi devenue, à 44 ans, la plus jeune présidente de région de France à la tête de la gauche rassemblée. Mme Delga poursuit 17 ans de règne de la gauche en Midi-Pyrénées et 11 en Languedoc-Roussillon. Elle avait été élue avec 44,81% le 13 décembre, devant la tête de liste FN Louis Aliot (33,87%), et le candidat LR-UDI Dominique Reynié, 21,32%, qui s'était maintenu au deuxième tour suivant ainsi la consigne de son parti Les Républicains.

Un élu FN donne le ton d'entrée. Appelé à prononcer le discours d'ouverture, en vertu de sa situation de doyen de l'assemblée, le conseiller régional FN Gérard Maurin s'est demandé "comment cette région serait gérée, avec une majorité (de gauche, ndlr) minoritaire en suffrages". "La liberté d'expression et le pluralisme d'opinion seront-ils respectés?", s'est-il demandé, dénonçant une gauche "unie aux forceps après maintes combines politiques".