Carla Bruni "n'aime pas la gauche caviar"

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Carla Bruni "n'aime pas la gauche caviar"
Carla Bruni-Sarkozy dénonce "la sempiternelle croisade anti-Sarkozy".@ MAXPPP
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Dans une interview au Nouvel Obs, l'épouse du président dénonce la "croisade anti-Sarkozy".

A moins d'un mois du premier tour de la présidentielle, elle enchaîne les interviews. La semaine dernière, Carla Bruni-Sarkozy se défendait, dans Elle, d'être "intervenue à l'Elysée", même "en tant que maîtresse de maison". Cette fois-ci, dans un entretien accordé au Nouvel Observateur, l'épouse du chef de l'Etat s'épanche sur le rôle qu'elle entend jouer si celui-ci est réélu en mai.

"Il sera réélu"

Carla Bruni-Sarkozy entend faire "davantage" pour les femmes confrontées à la violence ou à la précarité, notamment au travers de sa fondation. Si le président candidat est battu, "il tirerait un trait, car il n'est pas un homme de demi-mesure", ajoute-t-elle, se déclarant toutefois convaincue "qu'il sera réélu".

L'artiste poursuit, en expliquant qu'il n'y a rien de ridicule à se consacrer à des "bonnes œuvres", comme elle le fait et comme le faisait en son temps l'épouse de Georges Pompidou. "A part ça, à côté de Madame Pompidou, avec mon expérience des médias, je suis Lady Gaga !", ironise-t-elle.

Elle "n'aime pas la gauche caviar"

Interrogée sur la campagne, Carla Bruni-Sarkozy dénonce "la sempiternelle croisade anti-Sarkozy" d'une partie de la presse et défend l'action de son mari à la présidence de la République. "Sur le terrain, je ne ressens pas d'agressivité, les gens semblent aimer Nicolas. L'anti-sarkozysme est un phénomène d'élite parisienne", martèle l'épouse du président. "Dans le cas de Nicolas, ce qui est bien fait est vite oublié, ou parfois littéralement zappé. Et ce qui l'est moins est éternellement ressassé", déplore-t-elle, en soulignant qu'elle ne voit pas la presse "s'acharner ainsi sur Monsieur Hollande".

Celle qui se déclarait autrefois "épidermiquement de gauche", vilipende "la gauche caviar", qu'elle "n'aime pas". "J'aimais la gauche de M. Rocard", précise-t-elle, avant de rappeler "un article sur la maison d'enchères achetée par Laurent Fabius avec une liste d'amis à couper le souffle, de grands financiers, le patron de HSBC, de Morgan Stanley ou de la banque Rothschild". Dénonçant la "dichotomie entre les leçons données (par la gauche) et la réalité", Carla Bruni Sarkozy se défend une nouvelle fois de faire de la politique. "Je défends la démocratie ! ", nuance-t-elle.