Cantonales : la "forte poussée" du FN

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Cantonales : la "forte poussée" du FN
@ Maxppp
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Avec près de 15% des voix au niveau national, le FN se maintient dans une cinquantaine de cantons.

Pour son premier test électoral en tant que présidente du FN, Marine Le Pen exulte. Elle s’est félicitée de la "forte poussée" de son parti, appelant à "renforcer la vague bleue Marine" au second tour. Il faut dire que le parti frontiste dépasse la barre des 20% dans plus de vingt départements au premier tour des élections cantonales et surtout il éclipse l’UMP dans une cinquantaine de cantons.

Le FN a donc pulvérisé son score des dernières cantonales de 2004, où, présent dans 1.850 cantons sur 2.035 renouvelables, il avait obtenu 12,13% des suffrages au premier tour. Dimanche, le parti lepéniste, qui n'a aucun conseiller général sortant, se présentait dans 1.440 circonscriptions sur 2.026 renouvelables.

"Le FN au 1er plan de la vie politique"

Comme attendu, c’est dans le Nord et dans le Sud-Est que les candidats FN font leurs meilleurs chiffres. Sur les 26 cantons que compte le Pas-de-Calais, le FN se maintient dans 22, selon des résultats provisoires. Avec 35,88% des voix, Steeve Briois, secrétaire général du parti, arrive en tête de son canton, celui de Montigny-en-Gohelle, dans le Nord. Un canton symbolique puisque c’est celui où vote Marine Le Pen.

Dans les Alpes-Maritimes, le FN est arrivé en tête dans cinq des 26 cantons renouvelables. Il reste en course pour le second tour dans 14 cantons au total, plus de la moitié des cantons renouvelables. Cette poussée FN n'inquiète pas Éric Ciotti, le président UMP du Conseil général des Alpes-Maritimes réélu haut la main dès le premier tour. "La majorité UMP départementale sort confortée de ce premier tour. Beaucoup de nos conseillers généraux sont bien placés pour le second et nous sommes même en mesure de gagner plusieurs cantons dimanche prochain", a-t-il dit aux journalistes.

Les scores des années 1980 à Marseille

A Marseille, le FN retrouve ses scores historiques du milieu des années 1980 en réalisant plus de 30% des voix. Il sera présent au second tour dans la totalité des 11 cantons. Dans l'Est, le parti frontiste enregistre des scores souvent supérieurs à 20% notamment en Alsace, Moselle et en Franche-Comté.

"Ce n'est plus exclusivement un vote de protestation mais un vote d'adhésion", a analysé la présidente du FN. Jérôme Fourquet, de l’Ifop, constate que "le FN est revenu au premier plan de la vie politique française". Louis Aliot, vice-président du FN, va plus loin. Pour lui, le FN est même parti pour "remplacer la droite" dans le paysage politique. Et la performance est d’autant plus grande que les élections cantonales, souvent décrites comme un scrutin de "notables", sont traditionnellement défavorables au parti frontiste.