Cantonales : cinq raisons d'aller voter

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Cantonales : cinq raisons d'aller voter
Cinq bonnes raisons d'aller voter pour les cantonales@ MAXPPP
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Méconnues les cantonales ne passionnent pas. Pourtant ses enjeux méritent de s'y intéresser.

A moins de 20 jours des élections, la majorité des Français, 57% exactement, ne savaient pas si oui ou non leur canton était concerné par les élections cantonalesdes 20 et 27 mars. Bref, l'élection n'intéresse pas. Pourtant les cantonales, qui auront une incidence au niveau local sur la gestion des collèges, des routes, du tourisme et de l'aide aux personnes âgées, constituent le dernier test électoral avant les présidentielles de 2012. Europe1.fr a trouvé cinq bonnes raisons d’aller voter les 20 et 27 mars prochains :

Une élection pour l’action sociale - Le résultat du vote se répercutera indubitablement sur l'action sociale. Les conseils généraux ont, en effet, un large rôle dans le domaine social : actions en faveur des personnes âgées, des personnes handicapées ou de l’enfance, prévention ou insertion des personnes en difficulté... Les investissements dans ces domaines représentent environ 60% des budgets départementaux et 80% des personnels employés.

Une incidence sur la gestion descollèges et des routes - Les conseils généraux développent et gèrent 348.000 kilomètres de réseau routier, soit près de 50% des routes françaises.
Enfin, la construction et l’entretien des collèges, l’organisation des transports scolaires sont également de la responsabilité des départements.

Une élection politique -Les partis se sont tous fixés des objectifs avec les cantonales.Le PS espère franchir la barre des 60 départements à gauche et vise des départements symboliques : le Rhône du ministre de la Justice Michel Mercier, la Vienne, terre de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, ou les Pyrénées-Atlantiques, fief du président du Mouvement démocrate (MoDem) François Bayrou.
De son côté, la majorité considère qu'elle aura gagné les élections, si elle récupère deux départements de la couronne parisienne, la Seine-et-Marne et le Val d'Oise.
Le Front national, qui n'a aucun conseiller général, essaiera de provoquer des triangulaires même si le seuil d'accessibilité au deuxième tour a été relevé de 10% à 12,5% des inscrits.Marine Le Pen, dont il s'agira du premier scrutin en tant que chef du parti, souhaite en faire la première étape de sa "marche vers le pouvoir".
Le Parti communiste, qui compte encore de nombreux conseillers généraux, tentera d'enrayer son déclin électoral et Europe Ecologie-Les Verts de confirmer sa percée des élections régionales, dans un scrutin rural qui ne l'avantage pas.

Le dernier test avant 2012 - Les cantonales de mars prochain constituent le dernier scrutin direct avant la présidentielle. Pourtant l’abstention risque d’être élevée et de dépasser celle des élections régionales de mars 2010 (53,67%). L'opposition accuse le gouvernement de favoriser cette abstention en évitant de communiquer sur le sujet. "Pour nous c'est un rendez-vous essentiel (...) parce que c'est la dernière échéance électorale où les Français vont directement voter, choisir avant l'élection présidentielle", a estimé la première secrétaire du parti socialiste, Martine Aubry.

Le Sénaten ligne de mire - Le scrutin aura également une influence - certes mineure, mais une influence tout de même - sur les sénatoriales de l’automne, les conseillers généraux composant une partie des "grands électeurs" qui élisent les membres du Sénat, que la gauche espère faire basculer.

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>> DOSSIER SPECIAL - Les cantonales 2011