Cambadélis : la diplomatie Macron "pas à la hauteur des droits de l'Homme"

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Cambadélis : la diplomatie Macron "pas à la hauteur des droits de l'Homme"
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"Je trouve que ça fait beaucoup", de recevoir à l'Elysée "Erdogan plus le chancelier autrichien sans une phrase, sans un mot, sans une indication de ce que la France souhaite quand même comme type de démocratie", estime Cambadélis.

L'ancien patron du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a regretté dimanche que la diplomatie menée par Emmanuel Macron ne soit selon lui "pas à la hauteur des droits de l'Homme", notamment vis-à vis de la Turquie, de l'Autriche ou encore de la Chine.

"Il y a quand même un problème : la France par la voix d'Emmanuel Macron n'est pas à la hauteur des droits de l'Homme, même si sur un certain nombre d'autres sujets évidemment le président de la République incarne parfaitement la France", a dit Jean-Christophe Cambadélis sur Radio J.

"Un gros accroc aux valeurs de la France." "Il manque cette dimension des droits de l'Homme, parce que je trouve que ça fait beaucoup", de recevoir à l'Elysée le président turc Recep Tayyip "Erdogan plus le chancelier autrichien (Sebastian Kurz) sans une phrase, sans un mot, sans une indication de ce que la France souhaite quand même comme type de démocratie. C'est un gros accroc aux valeurs de la France", a-t-il ajouté, évoquant également la Chine, où Emmanuel Macron se trouvait la semaine dernière en visite.

Interrogé sur de récentes déclarations du président américain Donald Trump, qui selon des parlementaires a récemment évoqué des "pays de merde", Jean-Christophe Cambadélis a également estimé qu'"on ne peut pas avoir invité Donald Trump sur les Champs-Elysées (...) et ne pas dire un mot quand Trump a ce type de dérapage".

Bayrou tempère. Interrogé de son côté au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, le président du MoDem François Bayrou a défendu une autre approche de la défense des droits de l'Homme. "Emmanuel Macron a fait le constat depuis longtemps que les grandes déclarations vertueuses n'avaient aucun effet sur la situation des pays", a dit François Bayrou, "il pense qu'on peut être plus efficace dans l'influence si on prend un langage différent". "Ça ne veut pas dire qu'il renonce (...) à défendre des principes", a-t-il assuré.