Ça grince chez les partants

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Ça grince chez les partants
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Ceux qui ont quitté le gouvernement lors du remaniement sont amers. Et ils le disent.

Depuis dimanche, les partants du gouvernement, après le remaniement du week-end, sont au mieux tristes, au pire en colère. Beaucoup sont amers, comme celui qui fut longtemps le successeur désigné de François Fillon à Matignon, Jean-Louis Borloo. L’ex-ministre de l’Ecologie a finalement "choisi de ne pas appartenir" à la prochaine équipe, préférant retrouver sa "liberté de proposition et de parole", selon ses propres termes.

"Une équipe de campagne"

Rama Yade, elle, a attendu un coup de fil toute la journée, mais rien n’est venu. L’une de ses proches donne le ton en fin de soirée. "Ça va comme quelqu’un qui vide ses tiroirs. Ça va comme quelqu’un qui n’a plus de travail", souffle-t-elle. L’ancien socialiste Jean-Marie Bockel, ex-secrétaire d’Etat à la Justice, répond à son téléphone portable d’une voix blanche. "C’est difficile", dit-il. "D’autant plus difficile que je ne m’y attendais pas."

Hervé Morin avait lui du mal à masquer son amertume après l’annonce du nouveau gouvernement dimanche soir. "J'attendais une représentation plus équilibrée des sensibilités de la majorité (...) J'attendais de la composition du gouvernement un geste de rassemblement", a-t-il lâché à des journalistes dans son bureau ministériel. "J'ai vu apparaître une équipe de campagne électorale UMP et je pourrais même dire (...) proche du RPR"

L’aigreur de Woerth

Et puis, il y a Eric Woerth, manifestement blessé. Son entourage annonce la couleur. "Il n’a pas la tête à donner des interviews. C’est un coup dur. Il faut que la pilule passe et ça prendra du temps. On va faire nos cartons sans attendre." L‘aigreur de l’ancien ministre, qui a pourtant porté la réforme phare du quinquennat, est perceptible.

La plus virulente vis-à-vis du président de la République est peut-être Fadela Amara. Par communiqué, l’ancienne secrétaire d’Etat à la Ville affaire avoir "mesuré les limites que constitue le poids de l’inertie et du sectarisme".