Budget 2019 : Travail et Cohésion des territoires à nouveau à la diète

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Budget 2019 : Travail et Cohésion des territoires à nouveau à la diète
@ PHILIPPE WOJAZER / AFP / POOL
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Les deux ministères vont connaître des baisses de budget respectives de 2,07 milliards et 1,16 milliard d'euros, selon un document remis aux parlementaires.

Les principales baisses de crédits dans le cadre du budget 2019 vont concerner le ministère du Travail et celui de la Cohésion des territoires. Une information issue d'un document remis aux parlementaires jeudi, à l'occasion du débat d'orientation budgétaire.

Des évolutions qui ne prennent pas en compte l'inflation. Selon ce document, neuf "missions" verront leurs crédits diminuer par rapport au budget prévu pour l'année 2018. Dix-neuf missions verront au contraire leur budget augmenter, tandis qu'une dernière mission verra son budget se stabiliser. Ces évolutions en "volume" n'intègrent toutefois pas les chiffres de l'inflation, attendue à près de 1,75% l'an prochain, ce qui fait qu'un budget stable en volume reculera en réalité au regard de l'évolution des prix.

Selon ce document préparatoire au débat d'orientation budgétaire, les principaux ministères mis à contribution seront donc le Travail et la Cohésion des territoires, avec des baisses de budget respectives de 2,07 milliards et 1,16 milliard d'euros.

Défense, Solidarité, insertion et Egalité des chances gagnants. Parmi les ministères gagnants, on retrouve la Défense qui percevra 1,70 milliard d'euros de plus qu'en 2018, la Solidarité, l'insertion et l'Egalité des chances, qui gagnera 1,33 milliard, et l'Enseignement scolaire, qui bénéficiera de 750 millions d'euros supplémentaires. Au total, le projet gouvernemental prévoit une hausse de 1,6 milliard d'euros des dépenses de l'Etat, hors charge de la dette et contribution au budget européen, une évolution "en ligne avec les objectifs", selon Bercy. Le document remis aux parlementaires ne précise pas le nombre de suppressions de postes de fonctionnaires induites par ces décisions budgétaires, un chiffre pourtant très attendu par les parlementaires.