Budget 2012 : "étape essentielle" ou "déroute" ?

  • A
  • A
Budget 2012 : "étape essentielle" ou "déroute" ?
Valérie Pécresse considère le projet de budget 2012 comme "une étape essentielle" dans la baisse des déficits et de la dette.@ maxppp
Partagez sur :

REACTIONS - Le projet de loi de finances présenté mercredi est décrié par l’opposition.

Certains y voient "une déroute", d'autres "une étape essentielle". Le projet de budget 2012 présenté mercredi en Conseil des ministres, marqué par une hausse des prélèvements et axé sur la réduction des déficits, suscite des appréciations diverses selon les étiquettes politiques.

Un budget "aveugle et injuste" pour le PS

Au Parti socialiste, le projet de loi de Finances pour 2012 est jugé "aveugle et injuste". Selon la rue de Solférino, il "ne prend pas la mesure de la crise". "S'enfermer dans une austérité aveugle ne fera que casser toute dynamique de reprise, accroître les inégalités et provoquer des effets inverses à ceux recherchés, en allant à l'encontre de la réduction des déficits", estime le PS dans un communiqué.

Sans surprise, Marine Le Pen a aussi tiré à boulets rouges sur les arbitrages du gouvernement. Elle a jugé mercredi que le budget 2012 était "bien à l'image du sarkozysme", une "déroute" contenant "toujours plus d'injustice et de dette". La présidente du parti d'extrême droite estime que l'hypothèse de croissance choisie par le gouvernement (1,75%) est "gravement mensongère tellement elle est optimiste".

Le gouvernement va "dans la bonne direction", selon le NC

Le ton est nettement plus conciliant au Nouveau Centre. Le projet de budget 2012 va "dans la bonne direction, sans aller ni assez vite ni assez loin dans la réduction des déficits", ont estimé mercredi les députés centristes. A leurs yeux, l'hypothèse de croissance économique de 1,75%, retenue pour 2012, est "trop optimiste" et devrait être révisée à 1,2%.

De son côté, Valérie Pécresse, la ministre du Budget  considère ce projet de budget 2012 comme "une étape essentielle" dans la baisse des déficits et de la dette et "un effort très soigneusement dosé demandé aux Français". Pour elle, "le budget 2012, c'est le budget des engagements tenus avec un déficit à 4,5% de la richesse nationale".