Bruno Le Maire veut un label "lait de France"

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Bruno Le Maire veut un label "lait de France"
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Le ministre de l'Alimentation, de l'agriculture et de la pêche, a également annoncé une aide à la trésorerie des producteurs de lait.

Pour "valoriser davantage les produits laitiers", le ministre de l'Alimentation, de l'agriculture et de la pêche, Bruno Le Maire, a annoncé son intention de créer un label "Lait de France", mardi matin sur Europe 1.

"Il y a une qualité particulière du lait de France, je pense qu’elle mérite d’être reconnue et valorisée publiquement", plaide le nouveau ministre, qui veut que ce label puisse figurer "sur tous les produits laitiers, transformés ou non transformés, [...] beurre, lait, yaourts." Evoquant un label qui sera décerné par "le ministère de l'Agriculture [...] sur une base volontaire", Bruno Le Maire n'a toutefois pas donné de calendrier pour l'entrée en vigueur de ce label.

Autre annonce du nouveau ministre sur le dossier du lait : l'Etat pourrait accorder une aide à la trésorerie des producteurs. "Je souhaite que nous puissions prendre en charge les intérêts des prêts à court terme qui font du lait, notamment les jeunes agriculteurs parce que c'est eux qui ont les charges les plus lourdes", a-t-il expliqué.

Enfin, Bruno Le Maire souhaite parvenir à afficher une transparence des prix sur Internet. "Nous souhaitons [avec Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Commerce] faire une table ronde qui réunirait les producteurs laitiers, les producteurs, les distributeurs, l’industrie agro-alimentaire", précise le ministre, pour qui "c'est un devoir républicain de savoir où va l'argent entre le producteur et le distributeur".

Concernant la gestion européenne du dossier laitier, Bruno Le Maire a souligné que sa nomination correspondait à une volonté affichée de "mettre [là] quelqu’un qui connaît les affaires européennes". Plaidant pour une régulation de la production "par les stocks" mais également "par des mécanismes de régulation à l’exportation", il a martelé son hostilité à "la loi du marché", tout en appelant à ne pas voir dans les quotas "la solution à tous les problèmes".

Bruno Le Maire a également dévoilé l'initiative de la France et de l'Allemagne de rédiger "une lettre [...] sur la régulation de la production du lait" qui sera ensuite soumise à la Commission.

Sur le dossier de la "filière bois", Bruno Le Maire a réclamé que "les engagements pris par le président de la République et le premier ministre" après le passage de la tempête Klauss sur les Landes soient "rigoureusement appliqués". "Aujourd’hui nous avons seulement 5 ou 6 millions d’euros seulement qui sont débloqués [sur] 600 millions d'euros de prêts bonifiés" débloqués, a-t-il affirmé. "Ce n’est pas acceptable", a-t-il avancé.