Bordeaux : Nicolas Sarkozy à droite toute

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Bordeaux : Nicolas Sarkozy à droite toute
@ MAXPPP
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Le président-candidat s'est notamment dit favorable à l'étiquetage de la viande halal.

Lors de son meeting à Bordeaux, Nicolas Sarkozy a alterné samedi les thématiques liées à l’immigration et à la justice.

Son discours a, en outre, attaqué très frontalement son principal adversaire, François Hollande. "Honte à ceux qui se sont joints aux séparatistes basques", a ainsi lancé Nicolas Sarkozy, faisant allusion aux militants socialistes qui l'ont, selon lui, hué et insulté jeudi lors de sa venue à Bayonne.

Sarkozy dénonce les "coups bas" du camp socialiste

"Honte à ceux qui considèrent qu'une campagne électorale doit être une succession de guets-apens et de coups bas. Nous n'avons pas la même conception du droit de manifester", a-t-il encore indiqué, avant de s’attaquer à la mesure de taxation des très hauts revenus annoncée en début de semaine par son adversaire.

"Quand on propose un taux d'imposition de 75% pour faire payer les riches et que l'on explique le lendemain que ‘cela _ je cite _ n'a pas vocation à rapporter un seul euro au budget de l'État’, donc à faire payer un seul euro aux riches, je dis que c'est du cynisme", a lancé le président sortant, devant quelque 8.000 personnes.

Europe1.fr fait le point sur les principaux thèmes abordés lors du meeting :

Moins d’immigrés. Evoquant l'immigration, le candidat de l'UMP a appelé à la "faire correspondre à nos capacités d'accueil". "L'immigration est un atout, une richesse mais pourquoi ne pas avouer qu'elle peut être aussi un problème", a-t-il déclaré.

"La seule voie, c'est celle de l'immigration choisie"

"Quand on a perdu le vote populaire, on veut mobiliser le vote communautaire, a attaqué Nicolas Sarkozy. La seule voie, c'est celle de l'immigration choisie."

Le candidat UMP s’est donc prononcé pour des modifications du regroupement familial. "Nous devons réduire le nombre des arrivées sur notre territoire. C'est pour cela qu'il faut mettre des conditions au regroupement familial: un travail, un logement décent, l'engagement à apprendre le français", a-t-il déclaré.

Contre le droit de vote aux étrangers. Concernant les étrangers vivant en France, Nicolas Sarkozy a redit qu’il s’opposait à l’octroi du droit de vote. "Donner le droit de vote aux étrangers, séparer le droit de vote de la citoyenneté, de la nationalité, c'est porter atteinte à la République. C'est ouvrir la voie au vote communautaire. C'est mettre les maires sous la menace du chantage communautaire", a affirmé le président-candidat. Une position qu’il n’a pas toujours défendue.

"Je souhaite l'étiquetage des viandes"

Pour l’étiquetage de la viande halal. Le président sortant a plaidé en faveur de "l'étiquetage de la viande en fonction de la méthode d'abattage", en pleine polémique sur la viande halal alimentée par Marine Le Pen et le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant. "Reconnaissons à chacun le droit de savoir ce qu'il mange, halal ou non. Je souhaite l'étiquetage des viandes en fonction de la méthode d'abattage", a déclaré le président-candidat.

"Pour un droit d'appel des victimes aux assises"

Renforcer le rôle de la victime dans les procès d’assises. Nicolas Sarkozy s’est prononcé "pour un droit d'appel des victimes pour les décisions des cours d'assises, pour la détention provisoire et l'exécution des peines". "C'est un sujet très délicat et je mesure le bouleversement qu'il introduira dans notre justice, et pourtant je propose de l'instaurer (...). La victime a le droit de donner son avis sur la remise en liberté de celui qui en a fait une victime", a déclaré le candidat-président.

Etendre les jurys populaires. Toujours sur le volet "justice", le candidat UMP a proposé qu'un "condamné ne puisse pas bénéficier d'une remise en liberté conditionnelle avant qu'il ait effectué au moins les deux tiers de sa peine". Il s’est également prononcé pour l’extension des jurys populaires à la mise en détention provisoire et l'application des peines", et a aussi affirmé que "l'obligation de réparer le dommage" devait être une "priorité de la politique pénale des mineurs".