Des sanctions financières pour les sénateurs absentéistes

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Des sanctions financières pour les sénateurs absentéistes
@ Reuters
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PUNITION - Le président UMP du Sénat, Gérard Larcher, a présenté une série de mesures pour réformer la Haute assemblée.

L'INFO. Réélu à la présidence du Sénat en septembre 2014, Gérard Larcher avait tout de suite annoncé son intention de redorer le blason de cette institution si critiquée par les Français, qui la jugent inutile et trop chère. Un groupe de travail avait notamment été mis en place pour réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour rendre l'action de la Haute assemblée plus lisible. Mercredi, Gérard Larcher a annoncé un ensemble de mesures, dont des sanctions financières à compter du 1er octobre 2015 en cas d'absentéisme des sénateurs.

"Ce dispositif entrera en vigueur le 1er octobre 2015". "Un nouveau dispositif de retenue financière sera appliqué en cas d'absences répétées. Ce dispositif, qui entrera en vigueur le 1er octobre 2015, portera à la fois sur l'indemnité de fonctions et sur l'indemnité représentative de frais de mandat. L'absence au cours d'un même trimestre, à plus de la moitié soit des votes solennels, explications de vote incluses, soit à des réunions de commissions permanentes (...), soit à des séances de questions au gouvernement entraînera pour le trimestre suivant la diminution de moitié de l'indemnité de fonctions, pour un de ces items, soit 700 euros par mois", a notamment indiqué Gérard Larcher lors d'une conférence de presse. Au total, un sénateur peu assidu pourrait être privé de 4.400 euros par mois, soit 13.200 euros sur un trimestre.

"Presque une habitude d’emplois fictifs pour certains sénateurs". Une annonce qui devrait contenter Catherine Tasca, sénatrice socialiste, qui s'était émue de la situation, en novembre 2014 : "je pense que Gérard Larcher a le désir sincère de faire bouger l’image du Sénat qui n’est pas bonne depuis quelques années. Il y a à s’attaquer de manière très concrète au problème d’absentéisme. S’est développé au Sénat, j’ose dire, presque une habitude d’emplois fictifs pour certains sénateurs."

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