Béziers : pour Morano, Ménard reste "un adversaire politique"

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Béziers : pour Morano, Ménard reste "un adversaire politique"
@ AFP
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Nadine Morano a tenu jeudi soir une réunion publique à Béziers (Hérault) où elle a rejeté la main tendue par le maire de la ville Robert Ménard.

Nadine Morano a tenu jeudi soir une réunion publique à Béziers, dans l'Hérault où elle a rejeté la main tendue par le maire de la ville Robert Ménard, tout en faisant des appels du pied à ses électeurs FN.

Ménard reste "un adversaire politique". Qualifiant le programme économique de Marine Le Pen "d'hérésie", Nadine Morano a martelé: "je ne ferai jamais alliance avec quelqu'un qui veut revenir au franc (...) jamais je ne rejoindrai quelqu'un qui veut détruire l'Europe". Robert Ménard, qui l'avait invitée à venir à la mairie, ce qu'elle n'a pas fait, reste donc "un adversaire politique" pour Nadine Morano.

"La France est un pays de race blanche". Flanquée sur l'estrade d'une Croix de Lorraine et d'un portrait accompagnant la fameuse citation du général de Gaulle, Nadine Morano n'a pourtant cessé d'aborder des thèmes chers aux électeurs du Front national au cours d'un discours très hostile aux migrants et à l'islam. "La France est un pays de race blanche aux racines chrétiennes comme le disait le Général de Gaulle", a-t-elle répété, fortement applaudie à cet instant précis par une assistance de quelque 250 personnes, pour la plupart âgées.

"L'autre voie, c'est moi !" Mais, a-t-elle lancé à l'adresse de son ancien mentor Nicolas Sarkozy, "je n'ai jamais dit que la France était une race (...) je ne laisserai pas caricaturer et instrumentaliser mes propos"."Mon président aurait dû être le garant de la liberté d'expression", a-t-elle estimé à propos du président des Républicains qui a selon elle "tellement cédé aux centristes". "L'autre voie, c'est moi!", a-t-elle assuré ensuite aux déçus de la droite et de la gauche qu'elle a appelés, tout comme Robert Ménard, à rejoindre plutôt "Nadine" que "Marine".