Besancenot : "Il y aura un candidat du NPA"

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Besancenot : "Il y aura un candidat du NPA"
@ Europe 1
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"On ira jusqu’au bout" a- t-il assuré, agacé par le "tout pour Hollande" demandé par Aubry. 

"Il y aura un candidat du NPA" à la présidentielle. Invité vendredi matin sur Europe 1, Olivier Besancenot a voulu démontrer la détermination du Nouveau parti anticapitaliste à être présent en 2012, en dépit des intentions de vote très faibles pour le candidat Philippe Poutou et des difficultés rencontrées pour obtenir les parrainages. "Aujourd’hui, on en est à plus de 300 promesses de signatures, cela veut dire que ce n’est à notre portée et qu’on ira jusqu’au bout", a estimé le leader d'extrême gauche.

La lettre d'Aubry est "une faute"

Et ce, malgré les bâtons dans les roues du PS et la consigne donnée par Martine Aubry aux élus socialistes de n'accorder leur parrainage qu'à François Hollande. "Le conseil politique, réuni autour de François Hollande mardi 13 décembre, a insisté sur l'importance qu'aucun parrainage d'élu socialiste et républicain ne manque à notre candidat", avait fait valoir la première secrétaire, excluant ainsi implicitement tout parrainage donné à Jean-Pierre Chevènement (MRC), Philippe Poutou (NPA) ou Nathalie Arthaud (LO).

Une lettre qualifiée de "faute" par Olivier Besancenot. "Je pose une question toute simple à Martine Aubry ? Est-il légitime que notre courant politique, qui est présent toute l’année, ne soit pas présent dans cette échéance présidentielle ? ", s’est interrogé l'ancien porte-parole du NPA sur Europe 1.

"Je ne demande pas au PS de nous donner des signatures, je demande simplement que les élus qu’on a démarchés sur le terrain ne reçoivent pas de pressions de la part de la direction", a t-il ajouté.

Besancenot, Boutin, même combat

A cinq mois de la présidentielle, le ton monte entre petits et grands candidats au sujet des parrainages nécessaires pour se présenter. Du côté de l’UMP, c’est Christine Boutin qui est monté au créneau pour dénoncer "l’oukase" de l’UMP.

Sur son site Internet, la candidate du Parti chrétien-démocrate n’a pas hésité à reprendre la lettre ouverte envoyée par Olivier Besancenot à Martine Aubry en rayant simplement le nom de l’ancien candidat à la présidentielle et en remplaçant les déclarations de la patronne du PS par ceux tenus par Jean-François Copé, le patron de l’UMP, le 26 novembre. "Les signatures de l'UMP, elles sont pour le candidat de l'UMP. Point !". Et Christine Boutin d'analyser : "Ce qui est clair, c'est que la direction (ndlr: de l'UMP) cherche à édicter un oukase pour priver d'élection présidentielle les candidats de droite proposés par des partis qui ne vivent pas des institutions".