Affaire Penelope Fillon : "il n'y a rien d'illégal", défend Apparu

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Benoist Apparu, député LR et soutien de François Fillon, balaie la polémique en partant du principe que le travail de Penelope Fillon n'était pas fictif.

INTERVIEW

Penelope Fillon, l'épouse de François Fillon aurait été rémunérée à hauteur d'environ 500.000 euros brut en tant qu'attachée parlementaire. L'information émanant du Canard Enchaîné est d'autant plus frappante que personne ne semblait être au courant de cette activité pour l'épouse de l'ancien Premier ministre et candidat à l'élection présidentielle. Benoist Apparu, député LR de la Marne et porte-parole de François Fillon était l'invité mercredi d'Europe Midi pour évoquer "l'affaire Penelope Fillon".

"On continue à payer les pots cassés". "Est-ce que ce type de polémiques sont justifiées ?", s'est d'abord insurgé le député avant de souligner que rien n'était "illégal en la matière". "Toutes les relations entre les hommes politiques et l'argent sont par principe suspectes. Quand un homme politique embauche son épouse, c'est par principe considéré comme suspect. C'est là la difficulté", pense le soutien de François Fillon. "Nous sommes les principaux responsables de ça parce qu'il y a eu un certain nombre de dérives il y a des années qui sont closes et on continue à payer les pots cassés."

"Je ne vois pas où est le problème". Pour justifier le fait que personne ne semblait être au courant de l'activité de Penelope Fillon, le député met en exergue son propre cas, lui qui emploie trois attachés parlementaires, selon lui pas forcément connus. Par ailleurs, ajoute-t-il, "les membres du cabinet ministériel ne connaissent pas les attachés parlementaires locaux".

Le député de la Marne ne considère pas qu'il serait opportun d'interdire aux membres de la famille d'un député de travailler pour lui. "A chaque fois qu'on a une difficulté en France, on pond une loi. Est-ce que cela veut dire que les hommes politiques n'ont plus le droit de travailler avec leur épouse, leur fils, leur fille ? A partir du moment où il y a un travail effectif, je ne vois pas où est le problème."