Bayrou : "Ce que fait Ségolène est souvent rigolo"

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Bayrou : "Ce que fait Ségolène est souvent rigolo"
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Le président du MoDem a réaffirmé lundi sur Europe 1 son refus de toute alliance électorale au 1er tour des régionales.

Rien à faire. L’obstination de Ségolène Royal n’y changera rien. François Bayrou ne fera pas d’alliance avec le PS au premier tour des régionales. Le président du MoDem a réaffirmé sa position lundi sur Europe 1. "Nous affirmerons au premier tour nos idées, nos propositions et notre personnalité. Parce qu’en Poitou-Charentes aussi, il y a des choses à faire, qui ne sont pas faites", a lancé le président du Modem en réponse à la proposition de Ségolène Royal de réserver cinq sièges dans sa circonscription au parti centriste en vue des régionales de mars 2010.

Un refus au nom du pluralisme. "Le premier tour, c’est celui du pluralisme, c’est le tour où chacun présente ses idées et au deuxième tour, c’est un tour de rassemblement. Si on choisissait de répondre oui à l’idée de se rassembler au premier tour, cela veut dire qu’on serait les mêmes. Et ça veut dire aussi non pas le rassemblement mais la confusion", a martelé le président du parti centriste.

Autre refrain de François Bayrou : garder un MoDem libre et indépendant : "Nous avons fait un long effort pour sortir de l’emprise de l’UMP, pour bâtir un chemin politique indépendant. On ne va pas maintenant succomber aux sirènes et faire en sorte qu’on entre dans un sous-courant du PS " a expliqué François Bayrou.

"Ségolène Royal est un acteur souvent démonstratif du jeu politique français. "Ce qu’elle fait, c’est souvent rigolo" a indiqué François Bayrou à propos de son ex-rival à la présidentielle. Interrogé sur une éventuelle nouvelle rencontre avec Ségolène Royal , François Bayrou élude la question : "Je suis prêt à rencontrer tous les responsables politiques français qui pensent qu’on a à bâtir une voie nouvelle pour la France. J’en ai fait l’offre, je les ai d’ailleurs tous rencontrés, y compris Ségolène Royal. A qui j’ai dit en privé depuis des semaines et des semaines ce que je vous dis maintenant".

Enfin, François Bayrou est revenu sur la définition qu’il entend donner à son "arc central" évoqué ce week-end lors du congrès d’Arras en vue des présidentielles de 2012. "On a besoin d’une alternance. Je pense que le chemin suivi n’est pas le bon. Certains pensent que l’alternance doit être soutenu par une majorité de gauche. Je pense, pour ma part, que cette majorité doit être plus centrale, allant assez loin sur sa gauche et assez loin sur sa droite..."

L’ancien ministre de l’Education nationale s'est également exprimé sur le projet de supprimer l'histoire-géographie des programmes de terminale S, y voyant "l’une des décisions les plus graves qui aient été prises dans l'Education nationale ces dernières années" . "On a besoin de faire, non pas des têtes bien pleines, purement scientifiques et techniques, mais de faire des têtes bien faites, c'est-à-dire des jeunes qui sachent d'où vient notre histoire (...) qui sachent se repérer dans la grande histoire des hommes", a t-il expliqué.