Barbara Pompili candidate pour présider la commission Développement durable

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Barbara Pompili candidate pour présider la commission Développement durable
La député de la Somme a expliqué qu'elle n'était pas candidate au "perchoir", pour lequel elle soutient François de Rugy.@ Eric FEFERBERG / AFP
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La députée REM a annoncé dimanche qu'elle allait briguer la tête de la commission du Développement durable.

La députée REM Barbara Pompili a annoncé dimanche qu'elle serait candidate à la présidence de la commission sur le Développement durable à l'Assemblée nationale, jugeant par ailleurs que Richard Ferrand était la "bonne personne" pour diriger le groupe des députés REM.

Pas candidate au "perchoir". Disant vouloir s'investir "autrement", la députée de la Somme, issue des rangs des écologistes "réformistes", a déclaré sur France 3 qu'elle n'était pas candidate au "perchoir", pour lequel elle soutient François de Rugy, mais à la tête de la commission du Développement durable. "J'ai envie de prendre des responsabilités à l'Assemblée nationale, j'ai envie de travailler sur le fond pour continuer le travail que j'ai déjà fait sur ces sujets-là", a ajouté l'ex-secrétaire d'État des gouvernements Valls et Cazeneuve, passée à la République En Marche.

Richard Ferrand, "le bon homme à la bonne place". Barbara Pompili a par ailleurs considéré que Richard Ferrand, qui vient d'être élu patron des députés REM, a été "choisi parce qu'il est le bon homme à la bonne place", ajoutant que l'ancien ministre, mis en cause dans une transaction immobilière, est "la bonne personne". "Un groupe de plus de 300 députés, il va falloir le tenir et des gens qui ont cette capacité-là, à l'heure actuelle, il n'y en avait pas 150", a fait valoir cette ancienne co-présidente du groupe écologiste, avec François de Rugy, sous la précédente législature. "Il a une légitimité due à son histoire, due au travail effectué auprès du président pour pouvoir tenir un groupe composé de 80-90% de nouveaux", a-t-elle ajouté au sujet du député du Finistère, ex-socialiste rallié de la première heure à Emmanuel Macron et devenu une cheville ouvrière du mouvement En Marche.

Quant à l'ex-Premier ministre socialiste Manuel Valls, dont elle n'a "pas connaissance" qu'il ait demandé à intégrer le groupe REM, "il faut qu'il aille là où il se sent bien", a-t-elle glissé, alors que le député de l'Essonne tenterait avec d'autres élus, dont des radicaux de gauche et des centristes, de constituer un groupe distinct du PS.