Bachelay, l'as des petites phrases

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Bachelay, l'as des petites phrases
Guillaume Bachelay est M. Petites phrases au Parti socialiste.@ MAXPPP
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Le probable n°2 du PS, fidèle de Aubry, est réputé pour son goût du tacle verbal. Florilège.

Les éditorialistes doivent beaucoup à Guillaume Bachelay. Le nouveau numéro 2 de Parti socialiste a les poches pleines de formules choc dont Laurent Fabius et Martine Aubry ont su faire bon usage, lorsqu'il travaillait à leur côté. Europe1.fr vous a compilé le best-of de son répertoire.

>>"On ne battra pas une droite dure avec une gauche molle"

978x489 LeLab - Pour Fabius, Aubry superstar en Chine
Automne 2011. L'affrontement Aubry-Hollande pour l'investiture à la présidentielle est à son paroxysme quand Guillaume Bachelay, la plume de Martine Aubry, souffle l'idée de "gauche molle" à la patronne du PS. A travers cette formule, la future perdante de la primaire vise le manque d'affirmation de son adversaire sur des sujets tels que le cumul des mandats ou la sortie du nucléaire. La phrase assassine, distillée sur les différents de plateaux de télé, est un succès : François Hollande et piqué au vif et Martine Aubry marque un point. Cette joute verbale n'empêchera pas Guillaume Bachelay d'abreuver François Hollande en piques et autres argumentaires six mois plus tard, contre Nicolas Sarkozy cette fois-ci.

>>"La présidentielle, Hollande y pense en nous rasant"

Deux ans plus tôt, le jeune socialiste avait déjà marqué les esprits en ciblant François Hollande, alors député de Corrèze ne cache plus ses ambitions présidentielles, Guillaume Bachelay détourne la formule de Nicolas Sarkozy en 2003 qui "pense à la présidentielle, pas seulement en me rasant".







                       





                       





                       





                       













>>“Qu’on commette des erreurs en politique c’est possible ; qu’on les commette toutes, c’est fou !”

Les plus belles attaques, le suppléant de Laurent Fabius les réservent souvent pour son propre camp. Ici, c'est Ségolène Royal qu'il vise en 2010 suite à quelques "boulettes" successives de la candidate malheureuse à la présidentielle 2007. Une phrase qui lui a valu d'être nommé pour le Prix "Press club humour et politique" 2011.

>>"Le socialisme a besoin d’imagination et d’action, pas d’extrême onction !"

Le probable futur n°2 du PS est aussi à l'aise pour attaquer que secouer. Le 25 juillet 2009, dans le JDD, Guillaume Bachelay remue la maison socialiste avec un discours tranché. Par exemple : "contre l’hyperfinance qui fabrique l’hyperviolence sociale, adoptons un revenu minimum, fixons un salaire maximum, bâtissons une législation européenne contre les licenciements boursiers". Ou alors cette phrase de conclusion : "Pour réincarner l’exemple en politique, imposons-nous sans attendre le mandat unique. Le socialisme a besoin d’imagination et d’action, pas d’extrême onction." Les prémices de la "gauche molle" ?

>>"Travailler avec des géants fait grandir"

Guillaume Bachelay sait aussi être gentil et reconnaissant. Dans une interview très rythmée à L'Express.fr en août 2010, il lâche cette phrase à l'attention de Laurent Fabius, son mentor normand, et à Martine Aubry. Ces deux responsables politiques sont épargnés par les attaques verbales du trentenaire bientôt quadra.