Avec la disparition d'un secrétariat d'État dédié, l'Aide aux victimes dépend du ministre de la Justice

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Avec la disparition d'un secrétariat d'État dédié, l'Aide aux victimes dépend du ministre de la Justice
C'est désormais le ministère de la Justice qui est chargé d'apporter l'aide aux victimes d'attentats, de catastrophes naturelles ou encore d'accidents industriels@ LOIC VENANCE / AFP
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Auparavant rattaché au Premier ministre, les prérogatives de l'ancien secrétariat d'État ont été réattribuées au ministère de la Justice. 

Le ministre de la Justice, François Bayrou, est désormais chargé de coordonner la politique en matière d'aide aux victimes, dont le secrétariat d'État créé après les attentats de 2015 a été supprimé, selon un décret publié jeudi au Journal officiel.

Créé après les attentats du 13 novembre. Créé en février 2016, trois mois après les attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, le secrétariat d'État à l'Aide aux victimes, qui était rattaché directement au Premier ministre, a disparu à l'occasion de la formation du premier gouvernement du quinquennat d'Emmanuel Macron.

Chargé "d'assurer le respect des droits des personnes victimes". Comme c'était le cas auparavant, le garde des Sceaux est à nouveau chargé de "l'adaptation des dispositions permettant d'assurer le respect des droits des personnes victimes, notamment, d'infractions pénales et en particulier d'actes de terrorisme, d'accidents collectifs, de sinistres sanitaires, industriels, alimentaires ou de santé publique, d'accidents écologiques, industriels, de catastrophes naturelles ou encore de discriminations et d'atteintes aux droits fondamentaux".

Il devra notamment veiller à "l'adaptation du dispositif de suivi et d'accompagnement des victimes et de leurs proches et du dispositif d'accueil, d'information, de prise en charge des victimes en cas de survenance de crises majeures". 

Un secrétariat général d'aide aux victimes. François Bayrou pourra s'appuyer sur le nouveau secrétariat général à l'aide aux victimes, créé le 8 février par la secrétaire d'État de l'époque, Juliette Méadel, justement pour que ces dossiers sensibles disposent d'une administration pérenne par-delà les changements de gouvernement.