Aubry : "pas un hasard si le FN monte"

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Aubry : "pas un hasard si le FN monte"
@ EUROPE1
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Sur Europe 1, NKM et Martine Aubry ont chacune pointé du doigt le camp adverse après le bon score de Le Pen.

Forte de sa percée à l'élection présidentielle, Marine Le Pen se voit en chef de l'opposition en cas de défaite de Nicolas Sarkozy au soir du 6 mai et détient en grande partie la clé du duel entre le président sortant et François Hollande. Invitées à tour de rôle sur Europe 1 lundi, Nathalie Kosciusko-Morizet et Martine Aubry ont chacune pointé du doigt l'attitude du camp adverse sur la question du report de voix des électeurs frontistes. 

"Il n'y a pas des Français de droite ou des Français de gauche"

"Récupérer les électeurs, je pense que c'est une expression de gauche", s'est défendue la porte-parole de Nicolas Sarkozy (NKM avait publié Le front antinationaldans la foulée des élections cantonales, nldr) alors que le candidat de l'UMP a fait un appel du pied aux électeurs du FN lundi. "On ne pense pas qu'il y a des Français de droite ou des Français de gauche. (...) on pense qu'il n'y a qu'une France", a-t-elle ajouté.

NKM a alors ciblé le PS et ses partenaires politiques. "Je vois la gauche fonctionner (...). Ils sont tous là à se parler entre eux, à passer des accords entres les différents partis. Et aujourd'hui François Hollande explique à son tour qu'il aimerait récupérer des électeurs. Nous on ne voit pas les Français comme ça", a-t-elle avancé  (à Quimper, François Hollande a affiché lundi sa volonté d'aller chercher, dans l'entre-deux-tours, les électeurs emportés par "les vents mauvais du vote extrême", nldr).

"Ne pas aller chercher des voix à la pêche"

Des déclarations qui n'ont pas manqué de faire réagir quelques minutes plus tard Martine Aubry. "Je viens d'entendre Nathalie Kosciusko-Morizet. Quand on sait ses positions sur le Front national. Qu'elle puisse comme elle l'a fait depuis hier additionner des voix de la droite et de l'extrême droite, défendre des thèses qu'elle ne croit pas, ce n'est pas ma conception de la politique, ce n'est pas celle de François Hollande", a répliqué la Première secrétaire du PS.

"Ce qui changera avec François Hollande, c'est un seul discours, ce n'est pas d'aller chercher des voix à la pêche comme on le voit depuis hier soir, c'est de défendre ce auquel on croit", a ajouté la maire de Lille. Pour cette dernière, "si le Front national a augmenté, c'est parce que ces hommes et ces femmes (électeurs du FN) ont l'impression d'avoir été floués, oubliés par Nicolas Sarkozy". Avant de conclure : "ce n'est pas un hasard si le front national monte aujourd'hui".