Aubry ne veut pas "buzzer" sur sa candidature

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Aubry ne veut pas "buzzer" sur sa candidature
@ CAPTURE D'ECRAN TF1
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La Première secrétaire du PS annoncera sa décision le 28 juin, "directement aux Français".

Invitée de l'émission Parole directe sur TF1 jeudi soir, Martine Aubry a une nouvelle fois refusé de se prononcer sur sa candidature à la primaire socialiste pour la présidentielle. La patronne du PS a en revanche abordé les thèmes de l'économie, l'insécurité, l'emploi ou encore l'immigration qu'elle devrait développer le 28 juin prochain. Europe1.fr revient sur son intervention en 5 points.

"Vous le saurez le 28"

La primaire socialiste

Pour la numéro un des socialistes, pas question de "buzzer" sur sa candidature à la primaire. Alors que sa décision est attendue depuis des semaines par les militants, Martine Aubry n'a toujours rien annoncé. "Vous le saurez le 28 [juin]", a-t-elle dit. "Dans 15 jours, je m'exprimerai directement devant les Français. C'est un acte qui nécessite une parole devant les Français", a indiqué Martine Aubry. "En tant que patronne du PS, je me dois de respecter les échéances et le calendrier que nous avons fixés", a-t-elle justifié.

Interrogée sur son avenir à la tête du PS en cas de candidature à la primaire, Martine Aubry a répondu que "si la question se pos[ait], nous prendrons la décision collectivement".

La situation en Grèce

Martine Aubry a exprimé son inquiétude d'une extension de la crise grecque à d'autres pays européens. Elle a ainsi dénoncé la brutalité du plan d'austérité imposé à la Grèce. "L'Europe l'a aidée trop tard et lui a demandé des contreparties trop brutales. Il aurait fallu étaler dans le temps les efforts. Là, ça a cassé la croissance", a-t-elle analysé.

"Je n'appelle pas ça la solidarité"

"Que les européens prêtent à la Grèce avec des taux d'intérêts de 5% quand eux-mêmes empruntent à 3%, moi je n'appelle pas ça la solidarité", a-t-elle aussi dénoncé.

L'emploi des jeunes et des seniors

L'amélioration de la situation économique de la France passe par la création d'emplois et donc de l'aide aux créateurs d'emplois, a indiqué Martine Aubry. La numéro un du Parti socialiste propose donc deux réformes. "Il faut des taux différents pour l'impôt sur les sociétés selon qu'elles redistribuent aux actionnaires ou qu'elles investissent" et redistribuent à leurs salariés, a-t-elle détaillé.

La deuxième piste de réflexion est celle d'une "banque publique d'investissement". "L'Etat doit redevenir un Etat stratège", a-t-elle justifié.

"Il faut tout reprendre à zéro"

L'insécurité

"Le président avait fait du problème de la sécurité une priorité, il n'y a pas de résultat. Il faut tout reprendre à zéro", a dénoncé Martine Aubry. La Première secrétaire du PS propose par exemple de créer 10.000 postes de policiers et de gendarmes. "Il faut remettre la police dans les quartiers, celle qui protège et va chercher les informations", a-t-elle dit. "La république, c'est pouvoir vivre en sécurité", a lancé la patronne des socialistes.

"La crise n'est pas due aux étrangers"

L'immigration

Pour Martine Aubry, "il faut que les étrangers qui arrivent légalement en France arrêtent de vivre sous la suspicion". "La crise économique n'est pas due aux étrangers sur notre territoire", a-t-elle martelé. La Première secrétaire du PS propose des "accords avec différents pays" pour mener une "politique complète" en matière d'immigration.

La patronne des socialistes propose par ailleurs de régulariser les sans-papiers "au cas par cas mais avec des critères généraux et simples".

Enfin, Martine Aubry s'est déclarée pour le mariage homosxuel et contre la dépénalisation du cannabis.