Aubry : "je suis heureuse que l’Europe se bouge, mais c’est tard..."

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La maire de Lille estime que les dirigeants européens doivent s'emparer de la question au plus vite.

INTERVIEW

"Nous sommes prêts". Vendredi, lors d’une conférence de presse, la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, a détaillé les solutions mises en place dans sa ville pour recevoir "une centaine de réfugiés, voire un peu plus". Une position que l’ancienne ministre a explicité samedi midi sur Europe 1. 

"Les logements sont prêts, les places dans les classes d’école les attendent". "J’ai passé un mois d’aout effrayant. Quand j’ai vu tout ce qui s’était déjà passé à Lampedusa, fin 2013,  qu’il ne se passe rien et qu’il ait fallu attendre la mort de ce petit garçon pour que les dirigeants de l’Europe se bouge ! Moi, depuis 15 jours, je me disais que Lille devait apporter sa pierre. Aujourd’hui, les logements sont prêts, les places dans les classes d’école les attendent. Je suis heureuse que l’Europe se bouge, mais c’est tard…  Il faut qu’elle retrouve ses valeurs et qu’elle applique le droit international", a-t-elle déclaré.

Et d’ajouter : "n’oublions pas que l’on parle là d’hommes et de femmes qui fuient la mort, les persécutions, le terrorisme. Et ils viennent chez nous avec une seule envie : retourner chez eux dès que ce sera possible. Donc il faut les accueillir !"