Aubry fait un pas vers 2012

  • A
  • A
Aubry fait un pas vers 2012
Martine Aubry a laissé entendre qu'elle pourrait se présneter à la primaire socialiste.@ REUTERS
Partagez sur :

La patronne du PS a expliqué dimanche sur France 2 qu’elle avait "envie d’être utile" à son pays.

Dominique Strauss-Kahn écarté, Martien Aubry va-t-elle se lancer dans la course à la présidentielle de 2012 ? La première secrétaire du PS l’a laissé entendre dimanche. "Mon envie, c'est que la gauche gagne, et mon envie c'est d'être utile à mon pays", a déclaré sur France 2 la maire de Lille, qui avait choisi ses mots avec soin.

Le mot "envie" revient ainsi cinq fois au cours de l'entretien, ce qui n'a rien d'anodin. On a en effet toujours soupçonné la maire de Lille de ne pas être très enthousiaste pour être candidate, comme on l'avait soupçonné de ne pas avoir envie d'être premier secrétaire. C'est donc là le message le plus fort délivré aux sympathisants, aux électeurs et aux élus de gauche encore sous le choc de l'affaire DSK.

La patronne du PS a aussi juré que la disgrâce de DSK, favori des sondages jusqu’à son arrestation, n’avait pas changé sa réflexion, entamée "depuis longtemps". "Sans précipitation, je continue cette réflexion qui est déjà, vous l'imaginez, très avancée, et je garde le cap parce que les Français nous demandent cela. Il faut se préparer, je me suis préparée", a-t-elle poursuivi. "J'ai toujours pris mes responsabilités, les Français le savent et je les prendrai. Ils savent qu'ils peuvent me faire confiance". Et à la question de question de savoir si elle faisait partie des responsables socialistes susceptibles de participer à la primaire du PS prévue en octobre, Martine Aubry a répondu : "oui".

Bien placée dans les sondages

Selon le calendrier prévu, les candidatures à la primaire socialiste seront déposées entre le 28 juin et le 13 juillet. François Hollande, candidat à la primaire PS, est le nouveau favori des sondages d'opinion, qui placent aussi Martine Aubry en bonne position lorsqu'ils sondent les intentions de vote au premier tour de la présidentielle.

La maire de Lille a refusé de se comparer au député de Corrèze, qui dirigea le Parti socialiste avant elle pendant dix ans. "Les candidats, ce ne sont pas des adversaires, ce sont des camarades qui défendent ce qu'ils croient bon pour leur pays et je respecterai jusqu'au bout cette règle, que je sois candidate ou que je ne le sois pas", a-t-elle souligné. François Hollande, invité du 20 heures de TF1 dimanche soir, aura l’occasion de livrer son sentiment sur ce qui ressemble, de la part de Martine Aubry, à un pas de plus vers la candidature.