Aubry compare Sarkozy à Madoff

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Aubry compare Sarkozy à Madoff
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La première secrétaire du PS a souhaité samedi que "le travail commence" en vue de 2012.

C'est un rassemblement qui se termine avec un gros bouquet final. Clôturant la convention nationale sur un nouveau modèle de développement à La Plaine-Saint-Denis, la patronne du PS a évoqué les déclarations du président de la République sur les retraites et lancé : "non seulement, le président se renie - on est habitué - mais faute de courage de présenter ses propres réformes, il attaque les nôtres".

"Il ajoute aujourd'hui l'inélégance"

"Faut-il qu'il soit déboussolé pour attaquer le prédécesseur de son prédécesseur!", en allusion aux critiques du chef de l'Etat de l'acquis de François Mitterrand qui a abaissé l'âge légal de la retraite à 60 ans. "On reconnaît bien Nicolas Sarkozy dans cette attaque", a-t-elle affirmé. "A son inconstance, il ajoute aujourd'hui l'inélégance. Et à son inefficacité - je le dis parce que je le pense comme ça - il ajoute une dose de vulgarité. On n'attaque pas ainsi un président de la République et surtout pas François Mitterrand!", a-t-elle lancé, vivement applaudie.

Par ailleurs, la maire de Lille a affirmé dans son discours de 40 minutes qu'"une société n'est pas faite pour faire payer ceux qui ne sont pas responsables de cette crise. Ce ne sont pas les fonctionnaires qui en sont responsables, les salariés et les retraités. Ce sont ceux qui nous ont conduits à cette situation". "Alors, j'entends bien M. Sarkozy nous donner des leçons en matière de gestion", a-t-elle affirmé, ajoutant : "J'ai un peu l'impression, quand Nicolas Sarkozy nous donne des leçons de maîtrise budgétaire, c'est un peu M. Madoff qui administre quelques cours de comptabilité".

La fin du bal des égo

Dans une allusion à la rentrée scolaire qui "va être encore plus difficile cette année", le Première secrétaire du PS a ajouté : "S'il y a des difficultés, peut-être Nicolas Sarkozy nous expliquera que c'était la faute à Charlemagne, qui a inventé l'école, ou peut-être à Jules Ferry qui l'a rendue obligatoire... Non, non, c'est la RGPP (réforme générale des politiques publiques), c'est Nicolas Sarkozy, c'est sa politique!", a-t-elle lancé très applaudie.

Martine Aubry avait ouvert samedi matin la convention du Parti socialiste sur le "nouveau modèle de développement", censé mener sa formation politique à la victoire en 2012. A son arrivée, la maire de Lille a assuré que ce projet visait à "rendre confiance aux Français qui se tournent maintenant vers nous, qui n'ont plus confiance dans ce président qui a tant promis, dit une chose et fait le contraire le lendemain", allusion à Nicolas Sarkozy.

"Chacun a bien compris que nous devions collectivement porter ce projet", a-t-elle aussi déclaré devant des journalistes. "A partir de là, il y a des ambitions, et c'est normal, légitimes". Est-ce à dire que les rivalités personnelles pour 2012 commencent. "Non ça ne commence pas, je dirais que ça finit le bal des ego", a-t-elle rétorqué