Arthaud, l’autre grand meeting

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Arthaud, l’autre grand meeting
Nathalie Arthaud tient son grand meeting présidenteil dimanceh au zénith de Paris.@ MAXPPP
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Comme François Hollande et Nicolas Sarkozy, la candidate LO tient son grand meeting dimanche.

François Hollande au Château de Vincennes, Nicolas Sarkozy place de la Concorde et… Nathalie Arthaud au Zénith. Les deux favoris de l’élection présidentielle ne seront donc pas seuls à réunir leurs troupes dans ou aux abords de la capitale, dimanche. La candidate de Lutte ouvrière tient en effet son grand "meeting national" dans la salle de concert du nord-est de Paris.

"Chacun fait sa campagne"

Pour autant, dans l’entourage de la candidate, on ne craint pas l’ombre des candidats PS et UMP, même si Nathalie Arthaud était la première à avoir choisi cette date pour son grand meeting. "Je ne crois pas que ce soit un handicap", juge Pierre Royan, directeur du service de presse de la candidate, interrogé par Europe1.fr. "Les gens qui vont venir des quatre coins de la France pour écouter Nathalie Arthaud, ils ne seraient pas allés écouter Sarkozy, ça c’est sûr et certain, et même pas Hollande", estime-t-il.

Pourtant, face à la concurrence, la couverture médiatique risque forcément d’en pâtir. "J’espère que les médias feront leur travail en cette période d’égalité, comme défini par le CSA. Et tant mieux, ça s’appelle le pluralisme", veut croire Pierre Royan. Bref, de deux "gros" candidats et de leur meeting, "on n’en pense rien. Chacun fait sa campagne."

Un meeting présidé par Arlette Laguiller

Entre 4.000 et 6.000 personnes sont attendues. "C’est le temps fort de la campagne de Nathalie Arthaud", confirme Pierre Royan. "Le meeting sera présidé par Arlette Laguiller, et se clôturera par le grand discours de Nathalie Arthaud."

Pour autant, l’ambiance ne sera pas forcément festive. "Il faut faire prendre conscience que les conséquences de la crise, c’est aux travailleurs qu’on va les faire payer, et de manière très grave et très brutale. Il faut que les travailleurs résistent à ça", affirme l’attaché de presse de Nathalie Arthaud. "A travers la campagne, on veut populariser des revendications qui seront des armes pour les travailleurs quand ils seront en lutte", poursuit-il, avant de conclure : "Il s’agit de lutter contre la crise, pas de faire la fête".