Après les annonces de François Hollande, les maires soulagés

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Après les annonces de François Hollande, les maires soulagés
@ Christophe Petit Tesson / POOL / AFP
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SUBVENTIONS - Le président a indiqué jeudi un adoucissement des baisses des dotations aux communes. À défaut d'être pleinement satisfaits, les édiles estiment avoir été entendus.

"C'est mieux que rien", voilà la phrase qui a été beaucoup prononcée, jeudi, par les maires réunis en Congrès après les annonces de François Hollande. Le président, qui prononçait le discours de clôture de la rencontre, a en effet donné des gages aux édiles, promettant de réduire de moitié la baisse des dotations aux communes. C'est donc un tour de vis d'un milliard d'euros, au lieu de deux prévus initialement, qui attend les maires en 2017. 

"On espérait plus, mais bon..." Une concession qui a satisfait la plupart des élus. "On espérait plus mais bon... on a quelque chose", se félicite l'un deux. "On ne comptait pas sortir de cette réunion avec un optimisme énorme", se résigne un autre. Un troisième attend encore les conséquences concrètes de cette annonce sur ses administrés. "C'est un débat de grands chiffres, de milliards. Après, il faut attendre encore un peu [pour savoir] ce qui va vous arriver dans votre commune." "On n'est pas encore sortis de l'auberge mais enfin... on verra", renchérit un édile. 

Réconciliation avec les maires. Le pragmatisme est donc de rigueur du côté des maires. Le président de l'Association des maires de France, François Baroin, a quant à lui salué une "bouffée d'oxygène", un "message qui a été entendu". François Hollande a également annoncé la pérennisation du fonds exceptionnel pour l'investissement des communes. Adopté dans la dernière loi de finances, celui-ci sera porté de 1 à 1,2 milliard d'euros et permettra notamment d'aider les entreprises du bâtiment. Le pari du chef de l'État est donc plutôt réussi. Il s'est un peu réconcilié avec les 36.000 maires de France ou, du moins, est parvenu à ne pas s'en faire des ennemis. Ce qui aurait politiquement dévastateur à un an de l'élection présidentielle.