Ambiance de fête rue de Solférino

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Ambiance de fête rue de Solférino
@ BENOIST PASTEAU
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REPORTAGE - Europe1.fr a suivi toute la soirée des sympathisants réunis devant le siège du PS.

La soirée a été longue, chaleureuse et festive devant le siège du Parti socialiste, dans le VIIe arrondissement de Paris. De l'arrivée des premiers militants aux renforts de ceux du Front de gauche, en passant par le discours de François Hollande, revivez avec Europe1.fr les cinq grands moments de la soirée au siège du parti.

18 heures : le rassemblement, c'est maintenant. A quelques encablures des quais de Seine, rive gauche, la rue de Solférino est l'épicentre des événements, "the place to be" pour tout militant socialiste. Devant le siège du PS, un écran géant a été installé dans la rue, fermée des deux côtés par la police. La foule converge gentiment vers le point de ralliement, où se relaient sous le manteau les premières estimations non officielles, donnant déjà François Hollande en tête. Jusqu'à 20 heures, la foule se presse dans la rue.

20 heures : la délivrance. François Hollande est annoncé en tête devant Nicolas Sarkozy. L'annonce faite en direct sur le grand écran libère les supporters présents. "On sait qu'on va gagner, Hollande est le président de la France", ose l'un des milliers de spectateurs dans la rue. "On est confiant", cède une autre, tout en manifestant son inquiétude avec les 20% annoncés de Marine Le Pen. "Les électeurs du FN vont s'abstenir au second tour car ils veulent battre l'UMP", tente-t-elle de se convaincre. "C'était prévu, Sarkozy doit perdre. Il va recevoir une vague contre lui. Les Français n'en veulent plus", ajoute un autre, précisant que "les 20% de Le Pen ne feront pas 20% pour Sarkozy".

21h20. Le discours du vainqueur. Le visage de François Hollande apparaît enfin, en vrai, sur l'écran. Plus d'une heure après les résultats, il s'adresse depuis Tulle, en Corrèze, à "tous les Français". La foule massive attendait impatiemment les mots de son vainqueur. "Ce soir, je deviens par le vote des Français le candidat de toutes les forces qui veulent clore une page et en ouvrir une autre". Dès les premiers mots, la fusion opère. Des "Hollande président" résonnent plus que jamais. Sur les balcons, les curieux affluent pour voir cette foule compacte monter au pinacle son champion, et abaisser son concurrent, à coup de sifflets, à chaque fois qu'il apparaît sur l'écran. Même punition pour Marine Le Pen.

21h45. La voie Royal. Depuis le bout de la rue, un nœud compact progresse vers l'entrée du QG. Au milieu de la cinquantaine de journalistes, Ségolène Royal progresse, veste bleue, tout sourire. La candidate malheureuse de 2007 éclipse un instant François Hollande dans le cœur des militants, qui cherchent à la toucher, ou au moins la voir. Après quelques minutes au milieu de la foule, elle s'engouffre au siège du Parti. Sa présence a été remarquée et visiblement appréciée.

22h30. Les militants du Front de gauche arrivent. Alors que les premiers militants PS quittent les lieux, d'autres soutiens inattendus arrivent : les militants du Front de gauche, qui viennent de la place Stalingrad, où Jean-Luc Mélenchon tenait son meeting. "Ce n'était pas vraiment une évidence pour nous de venir ici, mais il faut faire quelque chose contre le résultat de Marine Le Pen", clame un jeune militant, encarté au Parti communiste. Les drapeaux rouge "Front de gauche" deviennent plus nombreux que ceux, blancs, pour François Hollande. Irrités par le bon score frontiste, les militants affichent leur "confiance". "La gauche va se rassembler, Mélenchon et Joly vont faire monter le score de Hollande au second tour. Les 20% de Le Pen ne nous gêneront pas".