Allocation de rentrée : ce qui va changer

  • A
  • A
Allocation de rentrée : ce qui va changer
@ MAXPPP
Partagez sur :

ZOOM - L'ARS voit son montant augmenter de 25 %, soit environ 70 euros.

Promesse de campagne de François Hollande, l'allocation de rentrée scolaire qui bénéficie à près de cinq millions d'enfants, va être revalorisée de 25% dès la rentrée prochaine. "Trois millions de familles sont concernées par cette revalorisation, dont beaucoup de familles monoparentales", a indiqué mercredi Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, à l'issue du Conseil des ministres

>> A lire aussi : "Allocation de rentrée : + 70 euros"

Europe1.fr vous détaille cette mesure.

Qui la touche ? La mesure s’adresse aux familles les plus modestes. Elles doivent avoir des revenus inférieurs à 23.200 euros par an avec un enfant. Pour chaque enfant supplémentaire, une tranche de 5.300 euros vient ensuite s'ajouter. Les enfants doivent être au moins au CP et avoir entre 6 et 18 ans. Trois millions de personnes sont concernées.

Quel est son montant actuel ? L'ARS varie selon l'âge de l'enfant. De 6 à 10 ans, l'allocation est de 274, 84 euros. De 11 à 14 ans, l'ARS est de 303, 68 euros. Enfin, de 15 à 18 ans, elle est de 314,24 euros.

Quelle est la revalorisation pour la rentrée prochaine ?L'augmentation devrait se situer entre 70 et 80 euros. Concrètement, "cette allocation sera dès septembre prochain portée à 356 euros pour un enfant de 6 à 10 ans, contre 285 euros en 2011", a précisé la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem. 

Quand est-elle versée ? Les parents perçoivent l'ARS, la troisième semaine d'août pour les enfants âgés de 6 à 16 ans. Pour les jeunes de 16 à 18 ans, l'allocation est versée dès réception du justificatif de scolarité ou d'apprentissage.

Combien coûte-t-elle à l’État ? La dépense pour l’état était d’un milliard et demi d’euros l’an dernier. L’augmentation coûtera 372 millions supplémentaires.

Comment le surcoût va-t-il être supporté ? François Hollande a promis de réformer le quotient familial mais sans le supprimer. Les ménages les plus aisés devraient donc voir leur réduction maximum d'impôts rabotée.