Alliot-Marie veut un débat sur la castration physique

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Alliot-Marie veut un débat sur la castration physique
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La ministre de la Justice estime que la question de la castration physique des récidivistes doit être débattue au Parlement.

"Je ne vois pas pourquoi on refuserait un certain nombre de débats", a estimé la garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, lundi soir sur Europe 1, à propos de la castration physique des récidivistes sexuels. Elle avait "posé la question" dans une interview au Figaro magazine, à la suite de la demande formulée par Francis Evrard de subir une ablation des testicules. La ministre assure qu’ "il ne s’agit en rien de prononcer une sanction", en réponse à l’opposition de l’ancien ministre Robert Badinter.

"Sur des sujets aussi importants, qui touchent au respect de la personne et aux libertés individuelles, c’est au Parlement de se prononcer", indique-t-elle. La garde des Sceaux a rappelé que la possibilité existait au Canada et en Suisse notamment. Ce ne sont "pas des pays dénoncés pour leur manque de respect aux droits de l’Homme", a-t-elle ajouté.

Interrogée sur les difficultés que traverse la majorité présidentielle, l’ancienne présidente du RPR s’est voulue positive : "A droite il y a des idées, une feuille de route et des gens qui ont envie de s’exprimer, je pense que c’est une bonne chose".

Sur la question de la place des femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises, la première femme à occuper le poste de ministre de la Défense s’est prononcée contre des quotas. "Je pense d’une façon générale que les femmes n’ont sans doute pas la reconnaissance suffisante de leurs compétences et de leurs capacités", a-t-elle néanmoins déclaré.

La ministre s’est réjouie des résultats des juridictions inter-régionales spécialisées (JIRS), qui fêtent leur cinquième anniversaire. Elle a demandé lundi après-midi de renforcer leurs moyens juridictionnels pour lutter contre la grande criminalité "en assurant un meilleur maillage de l’information notamment dans les rapports avec les autres ministères". Elle souhaite ainsi que Tracfin, la cellule de lutte anti-blanchiment, n’attende pas d’avoir fini ses investigations pour les transmettre.

Regardez Michèle Alliot-Marie :