Allemagne : quand le PS "pète les plombs"

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Allemagne : quand le PS "pète les plombs"
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EDITO - Après les attaques ciblant Angela Merkel, le PS s'est placé en premier parti d'opposition.

Le "bras d'honneur" de Solférino. "Oui, le PS a pété les plombs", analyse Antonin André dans l'édito politique d'Europe 1, après le brûlot estampillé du sceau du PS rédigé par plusieurs de ses membres contre la chancelière allemande. Une polémique qui intervient alors que les relations entre François Hollande et Angela Merkel ne sont déjà pas simples. Depuis onze mois, le président français construit un rapport de forces complexe avec Berlin, avec un objectif : desserrer l’étau budgétaire tout en  préservant le moteur franco-allemand. En agissant ainsi, Solférino a fait "un bras d'honneur" au chef de l'Etat, estime Antonin André.

"Le PS s'assoit sur un an de diplomatie d’État avec l'Allemagne" :

A qui la faute ? Le principal responsable, c'est François Hollande. "C’est lui le patron, lui qui a choisi Harlem Désir comme premier secrétaire parce qu’il était le postulant le moins susceptible de lui faire de l’ombre", rappelle Antonin André. Et quel est le résultat ? Le parti n'a aujourd'hui pas de chef.

Hollande doit refaire de la politique. "Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Élysée". En prenant cet engagement, François Hollande a renoncé à faire de la politique. Une grave erreur qui l'a isolée de sa majorité et qui brouille son autorité. Le chef de l'Etat devrait se replonger quelques instants dans le passé. En 1981, François Mitterrand prenait tous les mardis son petit-déjeuner avec le premier secrétaire du PS Lionel Jospin et le Premier ministre Pierre Mauroy. François Hollande lui-même, en 1997, alors à la tête de Solférino, était reçu toutes les semaines à Matignon par Lionel Jospin.