Alain Juppé retrouve la mairie de Bordeaux sous les applaudissements

  • A
  • A
Alain Juppé retrouve la mairie de Bordeaux sous les applaudissements
Partagez sur :

Le finaliste malheureux de la primaire de la droite, rentré dans son fief girondin, a été accueilli chaleureusement par son équipe municipale. 

Une haie d'honneur et des applaudissements nourris. Alain Juppé a peut-être perdu la primaire de la droite dimanche, mais il a été accueilli comme un vainqueur dans sa mairie de Bordeaux, mardi.

"Au boulot !" Arrivé à l'hôtel de ville aux alentours de 15h30, Alain Juppé a vu son équipe municipale former une haie d'honneur dans les escaliers et l'applaudir à tout rompre pendant de longues minutes. Celui qui a déclaré, le soir de sa défaite contre François Fillon, vouloir se "consacrer pleinement à [sa] tâche de maire de Bordeaux qui [lui] donne tant de joie" a serré quelques mains et embrassé quelques joues. Avant de lancer : "Au boulot !".



"Très heureux de revenir ici". Et du boulot, Alain Juppé, également président de la communauté urbaine de Bordeaux Métropole, va en retrouver très vite. "Je vais réunir mon équipe municipale dès ce soir [mardi]", a-t-il indiqué. L'édile doit aussi présider un bureau de métropole jeudi et un conseil de métropole le lendemain. "Je n'ai jamais arrêté [de travailler], mais ce sera plus intense. Je n'ai pas le choix, mais de toute façon je suis très heureux de revenir ici."

Les Bordelais le soutiennent. Celui qui est élu maire jusqu'en 2020 devrait, en tout cas, continuer de pouvoir compter sur le soutien de ses administrés. La Gironde est en effet l'un des rares départements dans lesquels l'ancien Premier ministre a récolté plus de voix que François Fillon à la primaire. "Je suis très heureux de voir que, notamment dans les quartiers populaires, les Bordelais m'ont fait confiance." Alain Juppé a par ailleurs confirmé qu'il se retirait de la scène politique nationale. "La page du combat politique est tournée pour moi." À son niveau, néanmoins, il compte continuer de peser dans le débat. "Nous ne gagnerons pas sans les idées que j'ai portées, qui pèsent quand même un tiers de la droite et du centre", a-t-il averti.