Affaire Penelope Fillon : pour Hamon, Fillon va "chercher des complots là où il n'y en a pas"

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Affaire Penelope Fillon : pour Hamon, Fillon va "chercher des complots là où il n'y en a pas"
Benoît Hamon estime que François Fillon va chercher des complots "là où il n'y en a pas"@ CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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Benoît Hamon s'est interrogé sur l'affaire Penelope Fillon et les accusations du candidat de la droite sur un "complot" fomenté par la gauche. 

Le candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, s'est étonné mercredi que son concurrent de droite François Fillon accuse la gauche d'être derrière l'affaire d'emplois fictifs reprochés à son épouse, jugeant qu'il allait "chercher des complots là où il n'y en a pas".

Un emploi fictif? Peut-être, peut-être pas. "Je vois pas où se situe le complot. A ma connaissance l'employeur c'est bien François Fillon, l'employée c'est Penelope Fillon. Où se situe le complot? Je ne vois pas bien", a déclaré le vainqueur de la primaire socialiste, en déplacement au salon Euromaritime à Paris. "S'ils n'ont rien à se reprocher, eh bien la justice fera son travail et le dira; si c'est le contraire il en tirera les conséquences", a dit Benoît Hamon dans une déclaration diffusée sur BFMTV. "Il ne faut pas donner plus d'importance et de valeur à cette affaire qu'elle n'en a. C'est peut-être quelque chose qui relève de l'emploi fictif, peut-être pas: qu'il (François Fillon) dise sa vérité, qu'il explique cela, mais tout ça me paraît un peu curieux d'aller chercher des complots là où il n'y en a pas", a-t-il poursuivi. Un peu plus tôt, l'Elysée avait répliqué évoquant "le seul pouvoir", "celui de la justice". 

François Fillon, empêtré dans "l'affaire Penelope", a dénoncé mercredi "un coup d'Etat institutionnel" venant "du pouvoir" et "de la gauche", ce que l'Elysée s'est empressé de nier, et il a demandé aux élus Les Républicains de "tenir 15 jours" face à cette affaire d'emplois fictifs présumés. "Une opération d'une telle ampleur et aussi professionnelle n'a été montée que pour essayer d'éliminer un candidat autrement que par la voie démocratique", avait-il déjà affirmé mardi soir.