Affaire Ferrand : "que pense le garde des Sceaux" de cette "faute" ? demande Carvounas (PS)

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Affaire Ferrand : "que pense le garde des Sceaux" de cette "faute" ? demande Carvounas (PS)
Luc Carvounas attend une réaction de François Bayrou.@ AFP
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Luc Carvounas, sénateur PS et candidat aux législatives, somme le ministre de la Justice de s'exprimer sur "l'affaire Ferrand".

Luc Carvounas, actuel sénateur PS et candidat aux législatives, a qualifié jeudi de "faute" l'affaire immobilière reprochée à Richard Ferrand, demandant ce "que pense le garde des Sceaux" François Bayrou, qui prépare un projet de loi de moralisation de la vie publique. "Il y a une faute de la part de Richard Ferrand, qui a laissé faire sa femme vis-à-vis de cette affaire", a lancé sur franceinfo Luc Carvounas, pour lequel cela marque aussi "un premier couac dans le gouvernement" alors qu'"on a même repoussé d'un jour le premier conseil des ministres de ce quinquennat pour s'assurer que tout allait bien". 

"J'attends du garde des Sceaux une réaction". "Ce qui m'intéresse, ce n'est pas de savoir si Richard Ferrand va démissionner ou pas", c'est de savoir ce "que pense le garde des Sceaux, François Bayrou (...) en train de rédiger un texte soi disant fondamental de ce quinquennat", a-t-il déclaré, affirmant qu'il voterait le projet de loi de moralisation s'il est élu député. "J'attends du garde des Sceaux une réaction, c'est extrêmement important. S'il n'y a pas de réaction à la hauteur des enjeux censés être les nôtres dans ce texte, alors cela veut dire que nous sommes sur du cynisme, des mensonges, de l'hypocrisie et des coups de communication", a jugé le sénateur-maire d'Alfortville.



"Beaucoup de légèreté vis-à-vis de la presse". Il a aussi critiqué le ministre de la Cohésion des Territoires pour avoir "traité ça avec beaucoup de légèreté vis-à-vis de la presse en disant, un peu cynique, que c'était son premier 'cadeau' (...). Mais on nous regarde et il y a de la défiance envers les politiques". Luc Carvounas s'est aussi montré dubitatif sur l'absence totale d'argent public ayant pu bénéficier au centre de soins de la Mutuelle de Bretagne évoqué.