Accoyer : "le temps sera pris" sur la burqa

  • A
  • A
Accoyer : "le temps sera pris" sur la burqa
@ EUROPE 1
Partagez sur :

Bernard Accoyer a laissé entendre que la loi pourrait ne pas être traitée en urgence.

C’était une démarche inédite. Lundi, Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée nationale, avec son homologue du Sénat, Gérard Larcher, a rencontré le Premier ministre François Fillon pour demander que la loi d’interdiction du port du voile intégral ne soit pas examinée en urgence. Comme le gouvernement semble vouloir le faire. Invité d’Europe 1 mardi, Bernard Acccoyer a laissé entendre qu’il avait obtenu gain de cause.

Il faut prendre du recul, selon Bernard Accoyer :

"L’oreille attentive" de Fillon

"Nous sommes confiants", a-t-il glissé, expliquant qu’il avait eu "l’oreille très attentive" de François Fillon sur ce dossier. "Le temps sera pris pour préparer un texte qui soit un texte espérant réaliser le consensus républicain", a promis le député UMP.

Dans le détail, le texte sur la burqa "arrivera pour une première lecture évidemment avant la suspension des travaux de l’Assemblée pour l’été", a assuré Bernard Accoyer. Mais il a laissé entendre que le vote définitif pourrait avoir lieu plus tard. "Si cette question est effectivement à traiter rapidement, il y a d’autres urgences. Aujourd’hui : la crise agricole, l’emploi, les retraites. C’est ce que pense effectivement François Fillon", a argumenté le président de l’Assemblée nationale.

Besson et Copé taclés

Au passage, Bernard Accoyer a pris ses distances avec Jean-François Copé, le chef des députés UMP à l’Assemblée, très en pointe sur cette question de la burqa. "Il y a peut-être une priorité excessive qui est donnée à ce dossier par certains", a glissé Bernard Accoyer.

Il a aussi montré ses divergences avec Eric Besson, le ministre de l’Immigration, qui proposait une "adaptation législative" pour apporter une réponse judiciaire à l’affaire du mari de la conductrice voilée à Nantes. "Il faut prendre son temps et ne pas faire à partir d’un fait précis tout une affaire. Il faut prendre du recul", a préconisé Bernard Accoyer.