Accord PS : aux Verts de se prononcer

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Accord PS : aux Verts de se prononcer
Eva Joly ne devrait pas participer à la réunion de samedi@ REUTERS
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Le vote de l'accord obtenu aux forceps jeudi se tiendra à huis clos samedi.

La réunion se tiendra à huis clos. Le conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), chargé de valider -ou pas- l'accord accouché dans la douleur avec le Parti socialiste pour 2012, se réunira samedi à l'abri des regards indiscrets.

Le parlement écologiste, qui se réunit tout le week-end au siège de la CFDT à Paris, doit voter samedi sur l'accord de mandature et l'accord électoral prévoyant un groupe parlementaire pour EELV. Le parti qui ne possède actuellement que quatre députés, pourrait obtenir de 15 élus en cas de défaite de la gauche en 2012, à 25 ou 30 si elle l'emporte.

Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV, interviendra devant les quelque 150 délégués EELV dans l'après-midi. Preuve qu'une certaine tension est attendue, son discours, précédant le débat sur l'accord, se fera également à l'abri des médias, a indiqué EELV qui avait auparavant indiqué le contraire.

Un sentiment anti-accord

A EELV, on assure être "très serein et tranquille" pour le vote de samedi, selon le sénateur Jean-Vincent Placé. Pourtant, la semaine a été cacophonique entre le PS et EELV après l'amputation d'un passage du texte sur la filière du combustible nucléaire Mox. Supprimé par la direction du PS, ce paragraphe a finalement fait son retour dans le texte final jeudi après une mise au point des deux camps.

Si "un sentiment anti-accord et antisocialiste commençait à monter durablement mercredi matin", les militants, après le retour du passage sur le Mox dans l'accord, sont satisfaits de "l'autorité de la direction écolo" par rapport au PS et à François Hollande, a expliqué un cadre. "Hollande a reculé devant les Verts", se disent-ils.

Tous les responsables EELV, de Cécile Duflot à Daniel Cohn-Bendit, ont appelé à voter pour ce texte qui -ce qui pose problème à certains délégués EELV- ne contient pas l'arrêt de la construction de l'EPR de Flamanville, dans la Manche. C'était pourtant une exigence d'EELV durant les négociations avec le PS.

Si le vote semble à peu près acquis, le conseil fédéral est souvent "imprévisible", a-t-on reconnu à EELV.  Entre janvier et mai, les délégués ont dû voter quatre fois sur les modalités de la primaire écologiste, n'étant pas d'accord avec les propositions faites par la direction.

Le député de Paris, Denis Baupin, a de son côté rappelé samedi matin sur Europe 1 qu'il ne souhaitait pas participer à "un gouvernement qui déciderait de poursuivre l'EPR". Mettant en avant plusieurs rapports publiés dernièrement, il a exprimé sa conviction que l'EPR n'est "absolument pas sûr". "Nous serons favorables à voter pour François Hollande au second tour contre Nicolas Sarkozy mais s'il veut convaincre les électeurs écologistes de voter pour lui, il doit leur envoyer un signal et leur dire que vu tous les rapports, le chantier doit s'arrêter".