A Montpellier, Royal va tenter de faire le plein

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A Montpellier, Royal va tenter de faire le plein
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Un an après l’événement très médiatisé du Zénith de Paris, Ségolène Royal a revu ses ambitions à la baisse.

Un parc municipal de Montpellier loué 1.500 euros la journée : Ségolène Royal a dû revoir ses ambitions à la baisse pour sa fête de la Fraternité, qui aura lieu samedi de 11 heures à 23 heures au domaine de Grammont à Montpellier. Le Zénith de la ville valait 10 fois plus. Trop cher en ces temps de difficultés financières, un an après avoir rempli le Zénith de Paris.

Raison supplémentaire de grimacer, l’ex-candidate à la présidentielle n’est pas sûre de faire le plein. Le responsable local de Désirs d’avenir chargé d’organiser la fête table sur 3.000 à 4.000 participants. Pas de quoi faire un Zénith. La présidente du Poitou-Charentes, qui a coupé les ponts avec Solférino, le siège du PS, et perdu beaucoup d’amis politiques, traverse une période difficile.

Pierre Moscovici suggère même que l'ex-candidate à la présidentielle se concentre sur les futures élections régionales : "Elle sera tête de liste [...], qu'elle mène sa campagne !", a lancé Pierre Moscovici, interrogé par Aymeric Caron pour Europe 1 :













Sa garde rapprochée tente de faire front, à l’image de Najat Belkacem : "Qu’est-ce que ça veut dire « être isolé » ?, interroge la porte-parole de Ségolène Royal. Ce n’est pas la première fois qu’on entend dire qu'elle est au fond du trou. Mais est-ce que le Parti socialiste se résume à ses dirigeants ou est-ce que ce sont encore des militants qui ont le courage de nous suivre ?". Mais plusieurs proches ont pris leurs distances, comme Aurélie Filippetti, dans le courant de l'été, ou, plus récemment, Jean-Louis Bianco.

En rupture avec les dirigeants du PS, Ségolène Royal fait de moins en moins recette au sein même de sa propre organisation, Désirs d’avenir. Plusieurs responsables reconnaissent que les effectifs sont en sévère baisse.

En guise de réconfort, l’ex-candidate à la présidentielle pourra compter sur le soutien du controversé Georges Frêche. Banni du PS, le patron de la région Languedoc-Roussillon devrait la rejoindre sur scène à l’issue de son discours de clôture.

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