A Lyon, les investitures de la "République en marche" passent mal auprès des marcheurs

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Le choix d'investir d'anciens candidats socialistes fait grincer des dents des marcheurs de la première heure.

REPORTAGE

Les investitures annoncées jeudi font parfois grincer des dents chez "République en Marche". C'est le cas à Lyon, l'une des places fortes du macronisme. Les marcheurs de la première heure ne digèrent pas le choix qui a été fait d'investir d'anciens candidats socialistes.

Candidats vus et revus. Ils considèrent que cela va à l'encontre de toutes les promesses du mouvement. A Lyon, sur quatre circonscriptions, ce sont quatre candidats déjà vus ou revus qui on été choisis : un député PS sortant, une adjointe au maire, deux maires d'arrondissement, en politique depuis une bonne quinzaine d'années.

"Atteinte aux valeurs". Certains marcheurs de la première heure voient ce manque de renouvellement d'un très mauvais oeil. "C'est une atteinte aux valeurs d'En marche! par rapport au renouvellement de la démocratie, la transparence, la fin de la politique à l'ancienne, les gens se sentent trompés", lâche Pascal Hannoun, marcheur lyonnais à qui on avait promis de la nouveauté

"Notre objectif, c'est de gagner". En fait, tout a été décidé par le maire Gérard Collomb, dont les quatre candidats sont très proches. Le nouveau président de la République semble lui avoir laissé carte blanche. "Il y a une tactique de mettre en face de certains poids lourds, je pense à une ancienne ministre de Sarkozy ou une secrétaire d'Etat de Hollande, des gens qui ont un entraînement politique et pas mettre un novice ; notre objectif c'est de gagner. Les querelles de quartiers, les déceptions, que je comprends, doivent passer derrière notre objectif d'avoir une majorité pour que notre programme puisse s'appliquer", justifie Bruno Bonnell, candidat à Villeurbanne, lui aussi proche du maire. C'est le retour des vieilles pratiques pour de nombreux marcheurs qui, dans ces conditions, hésitent à démarrer la campagne pour les législatives