"A l’aise dans ce gouvernement"

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"A l’aise dans ce gouvernement"
@ EUROPE 1
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Le ministre de l’Industrie, Eric Besson, voit comme un "honneur" sa nomination à Bercy.

Non, il ne regrette rien. L’ancien socialiste Eric Besson assume parfaitement aujourd’hui son nouveau statut au sein du gouvernement Fillon III. Il s’est réjoui sur Europe 1 mardi d’avoir intégré son nouveau poste de ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique.

"Je les regrette tous"

"C’est bien Bercy. Toute nomination est un honneur et celle-ci est un honneur et un immense plaisir", a jubilé le ministre. Eric Besson a même fait état d’un ministère "excitant" et de "secteurs d’avenir et cruciaux pour accélérer la sortie de crise".

"Je me sens à l’aise dans ce gouvernement réformateur, et même réformiste comme l’a dit récemment le Premier ministre", a assuré Eric Besson. Même s’il a annoncé regretter "tous" les partants lors du remaniement ministériel. "J’ai eu des amis", a-t-il affirmé, avant d’ajouter : "mais je ne peux pas laisser dire que nous serons ligotés".

L'intégralité de l'interview :

Quant à la disparition du ministère de l’Identité nationale - créé par Nicolas Sarkozy en 2007 et supprimé avec le remaniement ministériel, mais dont les dossiers seront gérés par Brice Hortefeux -, Eric Besson ne s’est aucunement dit débarrassé. Ce débat "n'a pas été ma croix", a affirmé le ministre. "Il y a eu un certain nombre de dérapages, que je déplore. Pour le reste, une nation fondée sur le dépassement des origines doit être fondée sur des valeurs : égalité, fraternité, laïcité et égalité hommes-femmes. Je ne renierai jamais ces valeurs là", a-t-il expliqué.

Soutien sans faille de Sarkozy

Enfin, Eric Besson s’est encore une fois placé comme soutien de Nicolas Sarkozy. Le ministre a estimé que si le chef de l’Etat se présente comme candidat à la prochaine élection présidentielle, "il sera réélu en 2012 sur ses valeurs propres et sur ce qui est, à mon avis, l’impasse du fonctionnement du Parti socialiste soit l’absence de leader et de stratégie et un calendrier qui me paraît absurde".