A Dijon, Cazeneuve appelle les socialistes à être "disponibles pour faire réussir" Macron

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A Dijon, Cazeneuve appelle les socialistes à être "disponibles pour faire réussir" Macron
Bernard Cazeneuve s'exprimait en meeting à Dijon, fief socialiste.@ AFP
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Le Premier ministre a pris ses distances avec Benoît Hamon, qui adopte davantage une posture d'opposant à Emmanuel Macron.

Bernard Cazeneuve pense au dimanche 7 mai. Et à la suite. Le Premier ministre, qui s'apprête à mener la campagne des élections législatives pour le PS, a appelé mardi à Dijon les socialistes à voter pour Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle. Bernard Cazeneuve veut ainsi affronter le "danger" que représente Marine Le Pen mais se dit aussi animé du "désir de voir ce (qu'ils ont) accompli se poursuivre".

Les socialistes doivent être disponibles pour faire réussir le président de la République.

Bernard Cazeneuve a donné le sentiment de vouloir faire du futur groupe de députés PS un point d'appui pour Emmanuel Macron s'il est élu président. "Les socialistes, parce qu'ils ont cette ambition de faire en sorte que l'espérance soit constamment confrontée au réel, ne peuvent pas dire: 'élisez un président de la République et faites le pari de son échec'. Ils doivent être disponibles pour le faire réussir", a-t-il dit, prenant clairement ses distances avec Benoît Hamon, davantage sur une posture d'opposant à Emmanuel Macron.

Cazeneuve souhaite l'élection de Macron "du fond du cœur". Pour Bernard Cazeneuve, "voter Emmanuel Macron, ça ne veut pas dire que nous soyons d'accord sur tout", même s'il souhaite "du fond du cœur qu'il soit élu". "Il y a bien des sujets sur lesquels nous pourrions exprimer des nuances, des différences et pourquoi pas le dire aussi peut-être des divergences", a-t-il dit, marquant notamment ses distances avec la volonté d'Emmanuel Macron de réformer le code du travail par ordonnance, et de former une majorité entièrement à sa main.

S'il a appelé à "faire battre le cœur "de la République, le Premier ministre a aussi implicitement critiqué Benoît Hamon, en regrettant que la campagne présidentielle n'ait pas davantage permis de vanter le bilan du quinquennat de François Hollande. "Soyez fiers de ce que nous avons accompli", a-t-il lancé à ses camarades.