Soixante parlementaires seraient en délicatesse avec le fisc

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Soixante parlementaires seraient en délicatesse avec le fisc
@ Reuters
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PHOBIE ADMINISTRATIVE - Une liste de parlementaires soupçonnés d'irrégularités est examinée par les services des impôts, selon le Canard enchaîné.

L'INFO. Y aura-t-il d'autres Thomas Thévenoud ? Une soixantaine de parlementaires sont en délicatesse avec le fisc, affirme le Canard enchaîné dans son édition de mercredi, citant "plusieurs sources ministérielles et administratives". En s'appuyant sur les déclarations de patrimoine, désormais obligatoirement transmises par les élus, l'administration fiscale aurait constaté qu'au moins 60 députés et sénateurs sont en situation irrégulière.

"Les députés et les sénateurs sont des Français comme les autres. Nombre d'entre eux minimisent leur patrimoine, par négligence ou par calcul, mais sans dépasser les 5 ou 10% de la valeur réelle", indique une source à Bercy citée par le Canard. "En revanche, ils sont quelques-uns à tenter sciemment de tromper l'administration. Et pas qu'un peu".

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Aucun nom révélé. L'hebdomadaire satirique ne donne aucun nom, et ni l'Elysée ni Matignon n'aurait connaissance de la fameuse liste, indique-t-il. Seule certitude, selon le journal : aucune femme ne figure parmi ces parlementaires soupçonnés de fraude. Depuis l'affaire Thévenoud, les inquiétudes des parlementaires ont en tout cas redoublé. Ainsi, selon les informations d'Europe 1, le déontologue de l'Assemblée nationale croule sous les demandes ces derniers temps, les députés craignant les accusations de conflits d'intérêt.

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"C'est est fini des politiques des copains et des coquins". Le président PS de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a assuré mercredi ne pas être au courant de l'existence de cette liste de 60 noms, tout en saluant un rôle "préventif" de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. "C'est est fini des politiques des copains et des coquins", a-t-il commenté sur France Info. "Jusqu'à présent, on pouvait se dire: 'il y a des gens qui essayent de passer à côté des règles, et on ne le savait jamais'", a poursuivi Claude Bartolone. "Croyez-moi que ça va jouer un rôle préventif, parce que maintenant chaque élu, chaque responsable administratif, chaque membre de cabinet saura qu'il n'y a pas de possibilité de passer la ligne continue".

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