35 heures : Ayrault clôt la polémique

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35 heures : Ayrault clôt la polémique
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Le Premier ministre a affirmé que la gauche ne reviendrait pas sur la durée légale du travail.

Eteindre la polémique qu'il a lui-même suscitée. Voilà ce à quoi s'est employé Jean-Marc Ayrault toute la journée de mardi. Après une première opération déminage sur France Info, mardi matin, où le Premier ministre a expliqué qu'il n'était "pas question de revenir sur les 35 heures", Jean-Marc Ayrault a tenté de clore définitivement le débat à l'Assemblée nationale.

"La position qui est la mienne et qui a toujours été la mienne (...), c'est que la durée légale du travail est de 35 heures et qu'elle ne changera jamais quand la gauche sera au pouvoir", a martelé le Premier ministre aux députés, répondant à une question du patron des députés UMP, Christian Jacob.

Ayrault dénonce les manipulations de la droite

Comme il fallait s'y attendre, la séance dans l'Hémicycle a aussi donné lieu à un vif échange entre Christian Jacob et le Premier ministre. Alors que le patron des députés UMP a ironisé sur le fait "qu'il n'y avait plus de pilote dans l'avion", Jean-Marc Ayrault a dénoncé les mensonges et les manipulations de la droite, rappelant "l'aveu accablant de François Fillon" au sujet du dossier PSA.



par LCP

"M. le président Jacob, vous êtes un homme formidable mais vous avez un petit problème, c'est que vous avez perdu la mémoire : vous combattez les 35 h, vous êtes pour l'abrogation de la durée légale du travail", a rétorqué le Premier ministre. Jean-Marc Ayrault a aussi rappelé que la droite n'était pas revenue en 2007 sur ces 35 heures et les avait même "élargies aux très petites entreprises".

Quelques minutes plus tard, Michel Sapin, qui, le matin même, "recadrait" son Premier ministre, a voulu démontrer la solidarité du gouvernement. "La position du Premier ministre, de l'ensemble du gouvernement et de l'ensemble de la majorité, c'est le maintien à 35 heures de la durée légale du travail", a affirmé le ministre du Travail, en réponse à une question de Bernard Accoyer.

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