2012: Valls entre dans la danse

Le député de l'Essonne part à la conquête de parrainages pour les primaires du PS.

"Seule l’élection présidentielle permettra le changement. Et c’est à ce rendez-vous de 2012 que je me prépare". Voulant incarner, selon ses propres termes, "la nouvelle génération", Manuel Valls (PS) a relancé lundi sur Europe 1 sa candidature aux primaires du PS, qui permettront de désigner le candidat socialiste pour l’élection présidentielle de 2012.

Une lettre aux élus PS

"Je prends ces primaires ouvertes et populaires très au sérieux et dès aujourd’hui, j’adresse une lettre à 12.000 élus et responsables socialistes pour obtenir leur parrainage. C’est une nouvelle étape dans ma candidature", a insisté le député de l'Essonne martelant "être déterminé" et "confiant".





Dans cette lettre, Manuel Valls "premier candidat déclaré aux primaires de la gauche dès juin 2009" se dit "prêt à incarner une gauche populaire et moderne et à figurer une nouvelle génération lucide et optimiste".

Pour se présenter aux primaires de la gauche, tous les candidats doivent recueillir les parrainages de 5% des parlementaires socialistes (17 parrainages) ou 5% des membres titulaires du Conseil national (16 parrainages), issus d'au moins dix départements et quatre régions, ou de 5% des maires socialistes des villes de plus de 10.000 habitants (16 parrainages).

Y-a-t-il une place pour Valls ?

Entre une éventuelle candidature à gauche de Martine Aubry (la patronne du PS) ou de Dominique Strauss-Kahn (président du FMI), la place de Manuel Valls semble pourtant étroite. Qu’importe : l’élu socialiste répète à l’envie qui il y a une "place pour la nouvelle génération" et qu’il poursuivra son parcours "en région, à partir d’octobre".

Pour financer cette "première partie de campagne", le député-maire d'Evry peut compter lui aussi sur une "micro-structure", un micro-parti. Mais tout reste "transparent", assure-t-il.

4% dans les sondages

Diplomate, Manuel Valls précise qu’il se "réjouit des sondages qui placent Martine Aubry ou DSK devant Nicolas Sarkozy".

Selon un sondage CSA, publié en juin, Dominique Strauss-Kahn arriverait largement en tête au premier tour de ces primaires du PS. Le directeur général du Fonds monétaire international obtiendrait 33% des voix des participants à ce scrutin, devant Martine Aubry, créditée de 12%, et l'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal (10%). Suivent l'ancien responsable du parti François Hollande et Manuel Valls, tous deux à 4%....