2012 : Hervé Morin jette l'éponge

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2012 : Hervé Morin jette l'éponge
@ Reuters
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Le candidat du Nouveau Centre renonce à sa candidature et soutiendra Nicolas Sarkozy.

La décision était attendue. Le candidat du Nouveau Centre annonce sa décision de se retirer de la course à l'Elysée dans une interview au Figaro Magazine à paraître samedi et publiée en partie jeudi sur lefigaro.fr, selon les informations recueillies par Europe 1.

Pas une surprise

Le retrait d'Hervé Morin était très discuté depuis plusieurs semaines, notamment depuis qu'il avait été lâché par son n°2, Jean-Christophe Lagarde et semblait bien seul. Hervé Morin avait aussi dû gérer une crise interne au Nouveau Centre, lorsque le ministre de la Fonction publique et député Nouveau Centre François Sauvadet avait milité pour son départ.

"Ma détermination ne doit pas tourner à l'obstination". "J'ai décidé d'arrêter", déclare le président du Nouveau Centre au Figaro Magazine. "Je renonce à ma candidature. Ma détermination ne doit pas tourner à l'obstination. Il faut être lucide, la campagne se déroule dans un climat très particulier, lié à la crise économique. Les Français sont inquiets et, logiquement, se tournent vers des candidatures habituelles et finalement rassurantes, issues des grandes formations politiques".

Comment il analyse son échec. Le président du Nouveau Centre tire les conséquences de sondages au point mort (1% d'intentions de vote) et d'une collecte de parrainages compliquée - "je n'en étais qu'à 280", confie t-il. Hervé Morin estime que "dans ce contexte de crise, les Français n'ont pas eu forcément envie d'aller vers une candidature portée par un homme neuf issu d'un parti jeune qui n'existait que depuis 4 ans et qui n'est pas suffisamment reconnu aujourd'hui".

Son soutien à Nicolas Sarkozy. L'ancien ministre de la Défense soutiendra Nicolas Sarkozy, qui a déclaré sa candidature mercredi soir. L'ancien ministre de la Défense affirme attendre du chef de l'Etat, désormais candidat, qu'"il tire les conséquences des erreurs de ce quinquennat" pour "retrouver une démocratie équilibrée". Il demande notamment l'introduction d'"une part de proportionnelle aux législatives".

L'UMP se félicite de cette décision

L'annonce a été immédiatement saluée par Jean-François Copé. "Les temps sont difficiles et notre famille a besoin d'être rassemblée autour du président de la République", a réagi le secrétaire général de l'UMP sur Europe1, jeudi matin.